Redevenir sauvage pour revenir plus sage

Redevenir sauvageCertains jours je n’ai envie de rien.
Ces jours-là pour aller mieux j’aimerais écrire, mais bien sûr rien ne vient.
Et c’est rageant de penser que rien ne peut s’écrire, au sujet de rien. Alors qu’il y aurait tant à dire, vous pensez bien.

Ces jours-là je tourne en rond, pour voir où ça me mène. Ça ne mène jamais bien loin, comme vous le devinez. On peut faire mille fois le tour de soi-même, si notre muse a disparu, ce n’est que peine perdue.
Pas le moindre flow, tari le fil des mots.
Et c’est tellement frustrant, de subir ce sur-place, quand on voudrait bondir, surgir, grandir, bref,… se rendre loin.

Alors ces jours-là, souvent, je ne vais pas bien.
J’enrage et je m’agace,
Tout m’irrite et m’agresse,
Comme un lion en cage, je rugis ma détresse,
A qui vient m’agacer, je crie ma rage,
Je rugis et j’agresse,
Comme un lion en cage,
J’enrage.

Je suis pourtant paisible,
Au fond et en surface,
Une personne pacifique,
Le contraire d’une menace.
Je voudrais la douceur,
Toujours et à toutes heures,
Mais quand l’ennui s’en vient,
Ce ne sont que des vœux vains.

Car c’est bien ça l’ennui, au fond.
L’ennui qui tisse sa toile,
Et couvre d’un voile gris,
Les couleurs de la vie.
Que je ne sais plus voir, pendant ce temps au moins.
Privée des sens qui me relient à plus grand que moi.
Ces jours-là je rapetisse, je m’amoindris,
Je rejoins ces aigris,
Qui pestent contre la vie.
Cette vie que j’aime tant, pourtant.

Il faut tout bousculer, parfois.
Tout envoyer valser,
Ruer dans les brancards,
Reléguer au passé ce qui n’a plus lieu d’être,
Pour que revienne l’envie.
Redevenir sauvage,
Pousser des cris de rage,
Pour soi et loin des autres.
Pour revenir plus sage,
Et mieux aimer la vie.

 

Emmeline Sion, la créativité au service de la vie

Pour cette ancienne architecte, créer est une seconde nature. Il suffit de la rencontrer et l’entendre raconter son incroyable parcours de vie, pour comprendre que sa sensibilité, sa passion pour toute forme d’art et son amour des autres, ne pouvaient trouver meilleur vecteur d’expression que « Les ateliers de la créativité ». Un projet qu’elle a imaginé et grâce auquel elle aide chacun à renouer avec son élan créateur, pour devenir architecte de sa vie.

Emmeline Sion, Les ateliers de la créativité
Emmeline Sion, par ©Raynald Vasseur

Dans une ancienne vie, elle était architecte. Après 8 années passées à concevoir et construire des bâtiments, Emmeline a posé d’autres fondations : celles d’une vie qui lui ressemble et qu’elle habite pleinement, en mettant en œuvre la vaste étendue de ses talents. La symbolique est belle. L’histoire aussi.

Une heureuse reconversion qui ne s’est pas faite en un jour et résulte d’un riche parcours jalonné de remises en questions et de défis personnels. Pour Emmeline, « derrière chaque grande peur, il y a une envie profonde ». C’est avec cette lucidité doublée d’un indéniable courage, qu’elle a fait le choix d’avancer :  « Mon credo c’est, j’ai peur, mais je le fais quand même », sourit-elle.

« Derrière chaque grande peur, il y a une envie profonde »

 

Oser, surmonter ses peurs pour se reconnecter à soi et rencontrer sa vocation. S’il existe un chemin vers le Bonheur, sans doute passe-t-il en partie par là…

Formée en Belgique aux outils de l’art thérapie, Emmeline a renoué avec son propre chemin et est aujourd’hui accompagnatrice en ateliers de thérapie créative.
Autour d’activités comme le dessin, le collage, le théâtre, l’écriture ou encore la voix, elle propose des séances ludiques et ressourçantes, où peut germer en confiance, la graine d’artiste qui sommeille en chacun.

Aucun pré-requis nécessaire si ce n’est l’envie d’explorer et lâcher prise
L’objectif est avant tout de savourer un moment de détente, dont les bénéfices excèderont toutefois largement le cadre de la séance. Parce qu’ils permettent d’extérioriser ce que bien souvent nous maintenons enfoui à l’intérieur, chaque atelier aide à se libérer et à retrouver confiance en soi.

Les ateliers de la créativité, Inspiration
S’ouvrir à la magie…

« Une pause créative, sur le chemin du Bonheur »

 

Pour avoir eu la chance d’expérimenter un atelier aux côtés d’Emmeline, je peux témoigner qu’ils procurent un véritable bien-être et des effets secondaires plus que désirables (sourire).
Une heure et demie de pur plaisir où mes expérimentations parfois maladroites ont été accueillies en toute bienveillance et avec une totale absence de jugement. La qualité esthétique n’entre pas ici en considération, et pour la perfectionniste que je suis, quelle libération ce fût que de ranger au placard mon esprit critique, même s’il ne m’a pas été facile de me défaire de ce mauvais penchant…
A travers les activités successives, j’ai progressivement délaissé l’armure pour m’ouvrir à des explorations d’une grande richesse, qui m’ont permis de déposer certaines de mes peurs, limites et autres émotions encombrantes et invalidantes…
Quelques réels déclics donc, au terme de cet atelier, qui a su réveiller ma créativité en berne et m’a donné l’envie de poursuivre mes explorations.

Pour vous qui êtes en quête d’authenticité et d’un retour à votre essentiel, je ne saurais trop vous conseiller ce beau rendez-vous avec vous-même.

Parce que nul n’est si bien servi que par « soi m’aime », faites-vous ce cadeau d’une « pause créative, sur le chemin du Bonheur« .

A voir Emmeline si radieuse et épanouie aujourd’hui, il ne fait aucun doute que le chemin mérite mille fois d’être emprunté…

Retrouvez les Ateliers de la créativité :

Sur le web : http://lesateliersdelacreativite.com/
Sur Facebook.

Lettre à toi que personne ne voit

Table de fêteL’ambiance est animée, la joie sur les visages, sourires sur toutes les lèvres… De tous côtés, les conversations fusent… Tous sont heureux d’être là, heureux de partager et de se découvrir des résonances et affinités, aspirations communes qui les font s’exclamer, rire, s’embrasser… Des projets prennent naissance, des rendez-vous sont pris… Ces amitiés naissantes, qui, toujours, laissent heureux et surpris… Et dont tu te sens exclue, spectatrice malgré toi.

Toi, tu les regardes faire.
Immergée dans leur monde et perdue dans le tien.
Ô tu es là bien sûr, mais pourtant tellement loin.
Tu voudrais faire partie de cet esprit de fête,
Mais tu en es partie, tout au moins dans la tête…

C’est familier tout cela, tu le connais par cœur.
A grands coups de courage et d’explorations intimes, tu pensais l’avoir dépassée, cette plongée en abîme.
Ce sentiment amer, qui déferle et revient te cueillir, encore et toujours… Aux pires moments, cela va sans dire.

« Cela va sans dire ».
Et de fait, tu ne dis rien.
Tu assistes à tout cela, sans y prendre ta part.
Avec une pointe d’envie, et une petite voix au fond de toi qui crie : « écoutez-moi aussi, j’ai tant à partager ».
Mais tu te tais.

On ne t’a pas appris à être au centre de l’attention.
« Plus on se fait petit, plus on est digne d’affection », voilà ce qu’on t’a laissé croire.
Et tu l’as cru.

Tant et si bien qu’aujourd’hui tu continues,
Comme un cercle vicieux qu’à contrecœur tu perpétues…
A l’ombre de ceux qui brillent, tu t’effaces et n’existes plus.
Passer inaperçue est un art mineur, où tu te montres à la hauteur.

Tu œuvres en coulisses pendant que d’autres prennent la lumière,
L’enveloppe où tu te glisses est ton refuge et ton enfer.
A qui rends-tu service en gardant sous clé tes éclairs,
De génie, de folie, d’amour…
A quoi bon les taire ?
Tous ces éclats de vie qui voudraient éclore au grand jour.

Car ça fait mal, pas vrai ?
Se voir vaincue d’avance quand mille victoires sommeillent à l’intérieur.
Attendre la délivrance, sans espoir d’une aide extérieure.

Oui ça fait mal.
Ne tente pas de me contredire, car je le sais.
Je connais tout cela, je suis comme toi.
Je connais ta douleur, c’est aussi la mienne.

Alors aujourd’hui c’est à toi que je pense,
Et c’est pour toi que je dépasse ma peur,
La crainte d’être jugée, incomprise ou moquée…
Pour que tu saches,
Quand le courage t’abandonne,

Que tu n’es pas seule.

Si personne ne te voit, moi je sais qui tu es.
Je sais ce que tu vaux, bien plus que tu ne le sais.

Alors je viens te dire,

N’attends de personne, qu’il reconnaisse ton amour.
N’espère pas que l’on confirme ta valeur,
Cesse de croire que ton salut viendra des autres,
Attendre tout cela serait vain.

Mais fais-toi l’amitié, de te traiter avec douceur,
Prends soin de toi-même, de toute la force de ton cœur.
Sache te dire que tu vaux mieux que ce qu’on a pu faire de toi,
Que tu mérites d’être entendue et de laisser porter ta voix…
Apaise tes souffrances, reprends espoir, console-toi…

Et DONNE, donne tout ce que tu peux, au-delà de ce que tu peux.
Ne retiens rien, ouvre tes bras et ton cœur plus grand que toi-même,
Ouvre-les à la vie et suis la vie où elle t’emmène,
Mais surtout AIME.
Sans rien attendre en retour, sans espérer qu’on te comprenne.
Aime comme tu aurais tellement aimé qu’on t’aime.

Aime

 

J’arrête d’attendre

Jusqu’à quand attendre trop longtemps…

Attendre Longtemps, j’ai attendu d’être « prête ».

Prête comment, prête à quoi,… pour être honnête je ne le sais même pas, mais chaque fois qu’une opportunité m’était offerte ou que l’impulsion du changement venait me dévorer, je trouvais toujours une bonne raison – la meilleure des raisons, l’argument imparable ! -, de remettre à plus tard ces occasions, au prétexte que « ce n’était pas le bon moment ».

Et bien sûr j’y croyais. J’imaginais naïvement qu’il existait, ce « bon moment«  breveté et homologué, parfait sous toutes les coutures, et que c’était lui qui m’attendait quelque part, tapi dans l’ombre, espérant que je sois enfin digne d’en bénéficier. Car il me semblait devoir le mériter, et cette seule pensée – vous le devinez – suffisait à me couper tous mes élans. Comment être à la hauteur d’un tel rendez-vous ?

Bref, « le moment » et moi nous attendions réciproquement, et j’aime autant vous dire qu’à trop s’attendre, on ne fait rien d’autre que perdre son temps.

Car le temps, lui, n’attend pas.
La vie non plus, qui s’impatiente de nous voir souvent si fébriles et si peureux. Alors que c’est toujours la bonne heure pour être heureux.

Combien de temps m’a-t-il fallu pour le comprendre ? Bien trop à mon goût, mais je sais aujourd’hui que l’on peut saisir son bonheur à deux mains, plutôt que de le remettre sans cesse au lendemain.

Saute… et laisse-toi pousser des ailes pendant la chute

Aujourd’hui je sais que si l’on se sent appelé à faire quelque chose, quelle que soit cette chose et aussi infime soit notre élan intérieur, eh bien il faut le faire sans attendre.

Sans attendre que les vents nous soient favorables et que tous les signaux au vert, sans avoir l’assurance qu’au final, tout sera conforme à nos attentes.
Car rien ne se déroulera selon jamais nos plans, de toute façon, alors autant se détendre.

Je ne vous apprendrai rien en disant que la vie passe vite. A toute vitesse même, elle défile… Et pendant que se dénoue la bobine de fil, on tergiverse, on hésite, on s’interdit et on recule, jusqu’à se sentir perdus parmi tous ces méandres.

Les conditions idéales, si toutefois elles existent, ne se présenteront probablement jamais.
Dès lors que veut-on faire ? On peut rester sur le quai à regarder passer les trains, avec à leur bord des gens en route vers leur destin, quitte à les envier, souvent. Ou bien on peut monter à bord du sien en prenant le risque de quelques erreurs d’aiguillage, mais avec confiance et en se réjouissant du voyage.

De manière générale, maintenant est un moment aussi bon qu’un autre, pour entreprendre ce qui nous tient à cœur.

Alors plutôt que de nous répéter sans cesse, « vivement demain », vivons dès à présent.