Des vies – Le Blog

Redevenir sauvage pour revenir plus sage

Redevenir sauvageCertains jours je n’ai envie de rien.
Ces jours-là pour aller mieux j’aimerais écrire, mais bien sûr rien ne vient.
Et c’est rageant de penser que rien ne peut s’écrire, au sujet de rien. Alors qu’il y aurait tant à dire, vous pensez bien.

Ces jours-là je tourne en rond, pour voir où ça me mène. Ça ne mène jamais bien loin, comme vous le devinez. On peut faire mille fois le tour de soi-même, si notre muse a disparu, ce n’est que peine perdue.
Pas le moindre flow, tari le fil des mots.
Et c’est tellement frustrant, de subir ce sur-place, quand on voudrait bondir, surgir, grandir, bref,… se rendre loin.

Alors ces jours-là, souvent, je ne vais pas bien.
J’enrage et je m’agace,
Tout m’irrite et m’agresse,
Comme un lion en cage, je rugis ma détresse,
A qui vient m’agacer, je crie ma rage,
Je rugis et j’agresse,
Comme un lion en cage,
J’enrage.

Je suis pourtant paisible,
Au fond et en surface,
Une personne pacifique,
Le contraire d’une menace.
Je voudrais la douceur,
Toujours et à toutes heures,
Mais quand l’ennui s’en vient,
Ce ne sont que des vœux vains.

Car c’est bien ça l’ennui, au fond.
L’ennui qui tisse sa toile,
Et couvre d’un voile gris,
Les couleurs de la vie.
Que je ne sais plus voir, pendant ce temps au moins.
Privée des sens qui me relient à plus grand que moi.
Ces jours-là je rapetisse, je m’amoindris,
Je rejoins ces aigris,
Qui pestent contre la vie.
Cette vie que j’aime tant, pourtant.

Il faut tout bousculer, parfois.
Tout envoyer valser,
Ruer dans les brancards,
Reléguer au passé ce qui n’a plus lieu d’être,
Pour que revienne l’envie.
Redevenir sauvage,
Pousser des cris de rage,
Pour soi et loin des autres.
Pour revenir plus sage,
Et mieux aimer la vie.

 

Les transports en commun, ou ces rêves en partage…

Quelques mots voyageurs, en souvenir d’une émotion fugace…

 

Les transports en commun…
Moi qui affectionne les mots et en ai fait mes partenaires de jeu préférés, j’aime détourner cette expression littérale et peu propice à l’évasion, pour lui prêter un sens littéraire voire poétique, plus inspirant…
« Les transports », pour définir une émotion vive, une exaltation, un rêve… Autant de ressentis profonds et puissants, qui font voyager comme seuls peuvent le permettre les voyages intérieurs, les plus beaux qu’il nous soit donné de faire. Et communs à chacun, puisque nous sommes tous de cette étoffe, dont sont faits les rêves…

« Nous sommes de cette étoffe sur laquelle naissent les rêves,
et notre petite vie est entourée de sommeil
« .
[Willliam Shakespeare]

 

L’autre matin, pour me rendre au bureau, j’ai emprunté le tram.
Je ne me distingue pas par ma ponctualité en pareil cas, mais il était encore relativement tôt, et j’y ai côtoyé des lycéens en partance pour le bahut, des étudiants rejoignant leur fac, des hommes en costard et des femmes pomponnées, prêts à renouer avec d’obscurs dossiers… Des jeunes et des plus vieux, des looks débridés aux plus sérieux, fantaisie et austérité mêlées au cœur d’une rame, la diversité de la vie dans toutes ses gammes
Pendant les quelques minutes qu’a duré le trajet, j’ai étudié tous ces humains en transit.
Je les observais et tentais de me représenter quelle était leur vie… D’où venaient-ils, où allaient-ils, quels étaient leurs rêves… C’est un de mes jeux favoris, je pourrais m’y livrer pendant des heures… Entendre l’indicible, voir au-delà des gens, discerner ce qu’ils croient cacher sous leur maquillage, leurs accoutrements, leurs attitudes, dérisoires artifices qui ne traduisent rien de qui ils sont, mais en réalité, en révèlent bien plus long…

J’observais tous ces gens.
Quelques minutes auparavant, j’avais relu et partagé sur la toile un texte écrit par Paulo Coelho [Extrait du roman « Le Zahir »], dont la justesse m’avait touchée.
Alors que je posais le regard sur les personnes qui m’entouraient, ces mots résonnaient dans ma tête…

Citation Coelho Le ZahirJ’observais ces gens voyageant vers leurs buts respectifs – une école, une université, un bureau quelque part… – et me demandais s’ils étaient heureux de s’y rendre. S’ils avaient fait ce choix en toute liberté et en pleine conscience, ou s’ils suivaient un plan pour eux tout tracé, sans même le questionner. « Parce c’est comme ça », et « parce qu’on n’a pas le choix ». 
Je me demandais ce qu’ils portaient en eux, de rêves inassouvis, amèrement regrettés, ou juste délaissés, jusqu’à y renoncer… « Parce c’est comme ça », « parce qu’on n’a pas le choix ».

Et puis mes yeux se sont posés sur un sac, simple « tote bag » porté à l’épaule par une jeune fille en âge d’être étudiante, la vingtaine probablement… Sur le sac une inscription disait « J’ai 10 ans ! ». J’ai souri. J’ai regardé plus attentivement le visage de cette jeune fille, et me la suis imaginée petite, espiègle et insouciante comme on l’est à cet âge… J’ai pensé que cette inscription en apparence anodine, révélait bien des secrets, sur celle qui l’avait adoptée.

J’ai poursuivi mon scan visuel et quelques secondes plus tard ai reconnu entre les mains d’une femme assise, la couverture d’un livre que j’ai récemment lu : « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une ». Un titre évocateur, une lecture qui témoigne d’une quête partagée par beaucoup, celle d’une vie heureuse au plus près de nos valeurs, en résonance avec le cœur. Je me suis attendrie. Et me suis dit que tout lecteur, n’est avant tout que le propre lecteur de lui-même. Et que ce récit sans prétention, vient surtout parler de l’âme des gens et ses aspirations.

Puis je me suis souvenue du livre que moi-même je transportais, emprunté il y a peu à la bibliothèque : « Et tu trouveras le trésor qui dort en toi ». 
J’en ai été émue. A la lumière des pensées qui m’avaient traversée, au regard de la scène que j’avais observée, et en écho aux mots de Coelho lus quelques heures plus tôt,… je me suis dit que chacun porte en soi un trésor enfoui, qu’il tarde à révéler ou enterre à jamais, selon la valeur qu’il décide un jour de lui accorder.

J’ai décidé que mon rêve était plus important que tout, et qu’il m’appartenait de le défendre becs et ongles, peu importe le coût.
Et j’aimerais qu’un jour se lèvent, pour se mettre debout, tous les gens à genoux… pour vivre enfin les rêves pour lesquels ils sont nés.

S’aimer est la grande aventure d’une vie

« S’aimer soi-même est le début d’une histoire d’amour
qui durera toute une vie »

[Oscar Wilde]

 

Illustration ©Dallas Clayton

L’amour.
C’était pour moi un mot vide de sens.
Je l’ai longtemps goûté comme une absence.

Il avait la saveur amère des blessures de l’enfance, ces maux d’amour qu’on ne dit pas. Que l’on calfeutre à l’intérieur et qu’on enfouit profond en soi, de peur d’être heurtée de nouveau, incomprise ou jugée, ou bien tout cela à la fois. Des affronts dont je n’aurais pas su me relever, je crois.

Au cœur de mon désert les oasis n’existaient pas, les mots d’amour y résonnaient comme des silences, avec pour seul écho la certitude de leur absence. J’étais ce puits sans fond toujours impossible à combler, ignorant que l’amour s’enfuit tant qu’on s’obstine à le mendier. Un regard, un sourire, un geste tendre ou un soutien, un réconfort ou un câlin,… De tous ces petits riens je suis devenue avide, comme autant de remèdes au vide.

Perdue au fond d’un gouffre à l’insondable profondeur, j’attendais tout des autres, j’espérais qu’ils me sauvent. Sans comprendre que c’était à moi, avant tout, de me tendre la main.

J’ai espéré l’amour comme on attend sans y croire, l’avènement d’un miracle.
Jusqu’à y renoncer, puisqu’il n’était rien que débâcle. Je me suis enfermée derrière des murs infranchissables, pensant ne plus souffrir en me rendant inaccessible. Ne voulant plus peser sur l’autre, avec mes attentes excessives.
J’avais le sentiment d’avoir tant à donner, pourtant. Tellement d’amour à l’intérieur… Mais son immensité n’avait d’égale que ma douleur.

« Pour pouvoir ouvrir mon cœur, il me fallait m’aimer moi-même ».

 

Pour pouvoir ouvrir mon cœur, il me fallait m’aimer moi-même.
Ce ne fût pas une révélation spontanée mais bien le fruit d’un long parcours. Je l’ai compris au fil du temps, au gré d’innombrables expériences, par mes lectures et mes rencontres, grâce aux miroirs qu’elles me tendaient.

Parce que la vie ne veut pour nous que le meilleur, elle a mis sur ma route des personnes rares… comme il en existe tant, finalement. De ces âmes-sœurs auprès desquelles on se sent bien, en confiance, qui nous accueillent avec douceur et bienveillance. Tout ce qui m’avait manqué… Comme c’était doux et chaud, que de les côtoyer.
Chacune de ces personnes, j’ai la sensation de les avoir reconnues, plutôt que rencontrées. Un peu comme si je me sentais appelée. Sans doute parce que mon cœur, bien avant moi, avait compris qu’une de mes clés se trouvait là, dans la rencontre avec ces êtres différents, mais au fond si semblables à moi.

Ces âmes belles m’ont redonné des ailes et ravivé le cœur, elles m’ont fait prendre conscience de ma valeur.
A leur contact j’ai délaissé l’armure, petit à petit. Une à une, j’ai ôté les pelures qui protégeaient celle que je suis… Jusqu’à me dévoiler de plus en plus, aujourd’hui. Il reste de la marge pour me révéler au grand jour, mais tout en vient en son temps, à mesure que la vie suit son cours.

C’est riche de ces rencontres qui ont su me rendre à moi-même, que j’ai commencé à dire oui au monde, à ouvrir grands les bras, à profiter de chaque seconde. En retrouvant l’amour de soi, on tombe en amour avec la vie, ce n’est pas la moindre des victoires.

« C’est l’aventure d’une vie, que d’apprendre à s’aimer. »

 

Tout est tellement plus savoureux, aujourd’hui.
Cette ouverture du cœur que je ressens de plus en plus, vient souvent me surprendre, comme toutes ces choses dont on n’a pas pris l’habitude. Il m’arrive parfois d’être submergée par de telles vagues d’amour, avec une intensité que je n’aurais pas crue possible il y a quelques mois encore.
J’aborde avec confiance, la route qui reste à parcourir. J’ai gagné en patience. C’est l’aventure d’une vie, que d’apprendre à s’aimer.

Nos plus belles quêtes puisent leur source dans ce qui nous a manqué.
La mienne est de partager l’amour. Une fois surmontée la douleur, un beau jour peut venir l’heure, de témoigner… Se dévoiler intimement n’est pas chose aisée, cela demande un peu de courage sans doute, ou peut-être une certaine dose d’inconscience ?… Mais au fond de moi une petite voix me crie « dis-leur »… « Dis-leur ce que tu penses, ce que tu vois et ressens », peut-être par résonance, certains y puiseront quelques ressources pour espérer, pour avancer, se sentiront moins seuls…

J’ai souvenir d’avoir lu un jour cette citation qui m’a marquée, attribuée à David Servan-Schreiber : « Une des leçons essentielles de la vie : nous sommes tous blessés peu ou prou, et nous avons tous appris à en avoir honte ».

A la lumière de mes errances et au bonheur de mes découvertes, j’aurais envie de dire ceci : n’ayez pas honte de votre histoire, de toutes ces expériences qui vous ont forgé(e), n’ayez pas honte de qui vous êtes.
Soyez fiers de vos cicatrices, elles font de vous un être unique, dont nous avons tous à apprendre… On est tellement plus riches ensemble.

Il est grand temps de rallumer les étoiles

Allumer les étoilesFin d’année oblige, l’heure est propice aux bilans et les longues soirées d’hiver se prêtent bien à la lecture, alors laissez-moi vous raconter une histoire…
Je ne sais pas moi-même où elle commence ni comment elle finira, mais si vous consentez à me suivre je vous livrerai les mots tels qu’ils me viennent, et ensemble nous verrons bien où ils nous mènent.

Ceux qui parmi vous me suivent depuis quelques années via Facebook le savent : avant « COM’ La Vie ! », existait une page appelée « Allumer les étoiles ». Un nom qui m’avait été inspiré par la célèbre citation de Guillaume Apollinaire, « Il est grand temps de rallumer les étoiles« , et dont la sonorité poétique m’avait plu.
C’est beau, une étoile. Si comme moi vous appartenez à la tribu des rêveurs, des visions étincelantes vous apparaissent certainement à la simple évocation de ce mot enchanteur. Un mot saupoudré d’or et vibrant de silence, qui porte en son cœur toute la beauté du monde. Surtout, ce nom « Allumer les étoiles » me semblait traduire à merveille l’élan initial qui m’avait motivée à créer la page : le souhait de fédérer, autour de partages inspirants et positifs, une communauté d’âmes sensibles, en quête de pépites éclairantes et éprises comme moi de beauté et de magie.
J’aimais l’idée d’agréger autour de ce modeste projet, « ma » petite constellation d’étoiles. Je me figurais chaque membre de cette communauté comme l’un de ces astres lumineux, dont la présence venait éclairer mon ciel. Et vous avez été de plus en plus nombreux, à vibrer au diapason des fréquentes publications. J’en ai été tour à tour étonnée, sincèrement touchée, exaltée, et reconnaissante de ces chaleureux partages dont vous veniez me gratifier.

Oser croire en son étoile…

 

Et puis un jour, parce que la vie nous pousse sans cesse à grandir et transformer ce qui est, j’ai ressenti le besoin d’autre chose. Longtemps, je m’étais contentée de publier des citations ou textes inspirants, certes en résonance avec mes pensées profondes et mon évolution personnelle, mais dont je n’étais pas l’auteur et cette pensée me chagrinait. A celles et ceux qui s’exclamaient, en apprenant le nombre de « fans » présents sur la page (près de 1700 à cette époque) : « mais rends-toi compte, c’est énorme ! », je répondais que le mérite ne me revenait pas, puisque les mots auxquels vous vous montriez sensibles, n’étaient pas les miens. Moi qui avais toujours dit à qui voulait l’entendre que je souhaitais écrire, je ne pouvais plus rester sourde aux aspirations de mon âme, qui m’exhortait à sortir de ma coquille et à braver ma peur, pour donner à voir un peu plus de mes propres couleurs.
Et puis, arrive un moment où il faut faire preuve de cohérence : au travers de ce que je vous partageais, je ne cessais de vous rappeler combien chacun porte en germe un potentiel à révéler, avec le souhait que vous puissiez trouver au creux de ces mots, force et courage pour aller vers votre vie rêvée. Mais où en étais-je, moi, avec le fait d’oser ? Pour que les mots ne demeurent pas de vaines paroles, il était temps d’y joindre le geste. Et c’est ce que j’ai fait. Pétrie de trac, mais certaine qu’il le fallait. Et la vie m’a donné raison.

« Que faire de ma vie ? Y multiplier les moments où la question ne se pose pas »

 

A l’heure où j’effectue le bilan de mon année 2016, je suis presque incrédule mais surtout emplie de gratitude.
Gratitude pour les magnifiques rencontres qui l’ont jalonnée, les expériences nouvelles qui m’ont façonnée, et pour ce que la vie si généreuse, a jugé bon de me donner.
Interview radio Aurélie PérezAu cours des 12 mois écoulés, j’ai surmonté quelques-unes de mes peurs, pour écouter mon cœur et le suivre, là où depuis toujours et en secret, il sait vouloir aller. C’est à lui que je dois mes joies les plus intenses et mes plus beaux partages. Désormais je le sais pour l’avoir vécu : quand on saisit sa chance, on rencontre parfois l’inespéré.
Cette année, des aventures multiples se sont succédé, dont certaines m’ont transportée comme jamais. Cadeau servi sur un plateau : je me suis improvisée animatrice radio et je me suis régalée, à écouter ces autres se raconter dans l’intimité du studio. J’ai eu la délicieuse et inédite sensation de trouver ma voie, en libérant ma voix et celle des autres. Cerise sur le gâteau : j’ai enfin créé ce site auquel je pensais depuis des années – et dont la page Facebook, désormais rebaptisée, porte aujourd’hui le nom. Grâce à lui j’ai croisé le chemin de personnes rares à l’âme belle, qui ont attisé en moi l’inspiration et m’ont rendu confiance en mes dons.
A travers ces expériences, je me suis parfois senti pousser des ailes et j’ai goûté combien c’est bon de vivre dans l’instant, tout simplement. Furtivement mais intensément, j’ai renoué avec la joie pure, celle que je connaissais enfant quand j’étais dépourvue d’armure.

Sur un plan plus personnel, j’ai mesuré combien la vie nous change. J’ai perdu de vue des amis, redevenus simples connaissances jusqu’à disparaître tout à fait, pour certains. Et c’est pas grave. J’ai retrouvé des amis d’enfance, avec qui j’ai refait connaissance, on a parlé de tout, de rien, on s’est quittés sans promesse de lendemain. Et c’était bien. Le cœur débordant de larmes, j’ai dû laisser partir un être cher, qui poursuit sa vie à des kilomètres ailleurs. Et si le manque revient parfois me visiter, j’ai découvert que l’on pouvait survivre à l’absence. J’ai apaisé certaines de mes souffrances, appris à me faire plus confiance. Et c’est tant mieux.

Les Ateliers du Caméléon - Marie Guibouin
Photo ©Marie Guibouin

Je me suis aventurée dans des activités nouvelles, j’ai exploré ma créativité pour des journées plus colorées. J’ai repris goût à la photo, que j’avais trop longtemps délaissée, posé un regard neuf sur ce qui m’entourait. J’ai découvert la joie de danser, que dis-je… de groover !!
J’ai appris à m’aimer davantage et à ouvrir mon cœur, pour aimer mieux et plus, les gens qui m’entouraient. Sans attentes. Sans promesses. Mais avec la conscience aiguë qu’il faut profiter pleinement de ce qui nous est offert, sans projections futures ni regards en arrière.

Une nouvelle page à écrire…

 

Aujourd’hui, je vois plus clairement mon avenir se dessiner. La porte est entrouverte, ne reste plus qu’à la pousser.
Ces mots qui depuis toujours dansent dans ma tête, ils sont comme l’air que je respire, ils me sont nécessaires. Ma vie passera par eux, et j’ai compris comment les mettre au service de projets porteurs de sens.
A vous tous, qui chercheriez une plume sensible pour écrire vos instants précieux, garder trace de vos souvenirs au travers d’un récit ; à vous entrepreneurs, qui souhaiteriez traduire en mots le cœur de votre activité, vous présenter tels qu’en vous-mêmes en toute authenticité, je proposerai cette année des offres ciblées pour rencontrer vos attentes. C’est pour moi un grand pas en avant que de l’écrire « noir sur blanc », cela m’engage et je ne pourrai plus faillir ou reporter sans cesse, au prétexte que je ne suis pas prête. Car j’ai compris et accepté une chose : on n’est jamais vraiment prêt, et au final peu importe. L’essentiel est d’avancer.

Comme des mots qui resteraient au bord des lèvres, je suis longtemps restée en bordure de mes rêves. 2016 m’a permis de m’en rapprocher, au terme de 2017 certains seront je l’espère, devenus réalité.

ET VOUS ?
Quel bilan dressez-vous de votre année 2016 ? Quels sont vos souhaits pour 2017 ?

Pour l’année à venir si nous ne formulions qu’un seul souhait, il pourrait être celui-ci : continuons à explorer la poésie de la vie, qui est décidément bien belle, quand on en connaît le prix.

La vie en Groove avec Nathalie Petitclerc

Accro à la danse depuis toujours, passionnée par les relations humaines et le développement personnel, Nathalie Petitclerc a trouvé dans le Groove Dance, la parfaite synthèse permettant de concilier ses domaines de prédilection. Dans son rôle de « Coach facilitatrice » en Groove, elle vous emmène dans un voyage musical propice au lâcher-prise et aux explorations intérieures. Suivez le guide !

nathalie-petitclerc_pose-studio
Nathalie Petitclerc, Coach facilitatrice en Groove Dance

Le hasard – qui n’existe pas, comme chacun sait – a voulu que nous nous retrouvions dans le bar d’un hôtel lillois étoilé. Un lieu calme et feutré choisi pour son atmosphère propice aux échanges, mais aussi – comme je l’apprendrai ensuite – un décor on ne peut plus familier pour elle, qui a travaillé huit années durant dans l’hôtellerie de luxe.

Dans cet espace privilégié et préservé des tumultes de la ville, le rapport s’établit sur d’autres bases que celles des séances de Groove auxquelles j’assiste depuis septembre, et j’ai plaisir à découvrir une autre facette de la coach. Il émane d’elle une grande douceur alors qu’elle retrace son parcours et me partage sa passion, en même temps que transparaît en filigrane un authentique amour de l’autre… Sans aucun doute sa caractéristique majeure, et le moteur qui a présidé à chacun de ses choix de vie. Zoom sur l’itinéraire d’une coach au grand cœur.

Nathalie Petitclerc est Coach facilitatrice en Groove dance, et anime des séances en métropole lilloise depuis novembre 2015. Une activité qui suscite encore des réactions intriguées et pour cause, puisqu’elle est à ce jour la première et la seule en France à avoir importé le concept, né il y a une dizaine d’années aux Etats-Unis. Autant dire que le défi est de taille, à la hauteur du potentiel que revêt la discipline.

Le Groove Dance, une pratique à mi-chemin entre la danse
et le développement personnel

 

Alors le Groove, késako ? Une pratique de danse à la portée de tous, alliant tous les styles musicaux. Sur la base de deux à trois pas très simples proposés par la coach, chacun des « groovers » explore ensuite librement le mouvement, selon son propre style, sa personnalité et l’humeur du jour… Unité dans le mouvement, liberté dans l’interprétation, telle est la définition du Groove. Si la détente et le lâcher-prise sont au premier rang des bénéfices, une pratique récurrente permettra de développer une meilleure estime de soi, une aisance relationnelle accrue et amènera à se détacher du regard d’autrui… A ce titre le Groove Dance constitue, comme le souligne Nathalie, « une première entrée dans le monde de la danse alliant le développement personnel ».

Un concept qui avait tout pour me séduire et dont je suis devenue addict dès la première séance. Les effets sont semble-t-il irréversibles (sourire). De fait, ajoute-t-elle, « il n’y pas de juste milieu avec le Groove, les gens vont soit adhérer totalement, soit pas du tout ». Elle aime ce côté clivant.

Elle-même a accroché sans réserve dès son premier cours, expérimenté dans un parc au cœur de Montréal, au Québec. Un déclic sur lequel je reviendrai, et qui a été précédé par bien des signes avant-coureurs.

La musique et la danse, comme des piliers de vie

 

La danse a toujours fait partie de sa vie. Dès l’âge de 6 ans, elle suit des cours – modern jazz et danses de salon notamment – et s’imagine volontiers professeur de danse une fois « grande » : « mais la danse au sens chorégraphiée », sourit Nathalie, soit un style aux antipodes de ce qu’elle propose aujourd’hui.

Petite fille timide et introvertie, très sérieuse et appliquée, elle trouve dans la danse un mode d’expression qui lui procure une vraie liberté et dont la dimension artistique lui plaît. L’appartenance à un collectif également, vient nourrir son goût du partage.

Il s’écoulera néanmoins plusieurs années avant que la petite fille devenue grande, trouve l’élan de se lancer et remette la danse au cœur de sa vie, au profit des autres.

Entretemps, elle cherche sa voie. Décroche un bac scientifique, sans conviction et sur le fil, après avoir consenti un maximum d’efforts pour ne pas avoir à redoubler : « c’était à l’opposé de ce que je pouvais aimer, mais en même temps, et c’est aussi un de mes traits de personnalité, j’arrive toujours à atteindre l’objectif que je me suis fixé ». L’objectif est d’en finir très vite avec ce cursus imposé, pour prendre une orientation plus conforme à ses aspirations.

Des voyages lointains au voyage intérieur

 

Le bac obtenu, elle se questionne toutefois sur la suite possible : « je ne savais pas ce que je voulais faire, j’aimais les langues, les voyages, j’avais un goût pour les beaux hôtels… Je me suis dit que je pourrais m’épanouir dans le tourisme et l’hôtellerie ». Après une première année en Langues Etrangères Appliquées, elle valide à Chambéry une Licence en Management hôtelier.

Elle décrète alors que les études sont finies pour elle : « j’en avais marre, j’avais envie d’être dans la pratique ». S’enchaînent une succession de stages en France et à l’étranger, bientôt écourtés par un besoin de stabilité. C’est le début d’un épisode de 7 ans à Paris, « sept longues années » dans cette ville « pas faite pour elle », où elle vivra néanmoins sa première expérience professionnelle significative et connaîtra son premier déclic.

Au sein de l’hôtel 4 étoiles où elle travaille alors, elle gravit très vite les échelons et se retrouve à moins de 25 ans assistante chef de réception, à la tête d’une équipe d’une vingtaine de personnes. Un bon souvenir : « Je me suis éclatée dans mon rôle de manager, et j’ai pu me découvrir des prédispositions pour le coaching et l’accompagnement ». Car Nathalie n’a pas seulement l’oreille musicale, elle se distingue aussi par sa qualité d’écoute et sa propension au dialogue : « j’ai toujours été l’oreille attentive de mes équipes ; mon but était de les fédérer, créer une cohésion, mais j’avais à cœur de les pousser individuellement à aller vers où ils avaient envie d’aller ».

Du management d’équipe au coaching,
une transition logique et sans fausses notes

 

Elle pressent que son épanouissement professionnel passera en partie par là, mais il manque encore des pièces au puzzle. Désireuse de faire évoluer sa carrière et estimant avoir fait le tour de son poste, elle candidate dans beaucoup d’établissements mais ne voit pas aboutir ses démarches : « j’étais toujours dans les deux derniers candidats retenus mais jamais prise, j’avais une confiance qui restait à consolider et je pense que ce déficit se traduisait malgré moi ».

Suit une période d’introspection et une réflexion sur une possible reconversion.
A la même époque, son père entreprend une formation pour devenir coach, le projet intéresse Nathalie qui tend l’oreille mais peine encore à s’y projeter totalement. Une séance de channeling viendra confirmer son pressentiment. A la sortie, plus aucun doute ne subsiste et tout lui apparaît clairement : « je me suis dit, c’est exactement ça, j’avais toujours été dans l’écoute, désireuse d’amener les gens à s’améliorer, à être mieux ; j’avais plein de prédispositions pour ça et j’ai senti que ce projet vibrait en moi, j’avais besoin d’y aller ».

Elle s’inscrit donc à l’Institut des Neurosciences Appliquées à Paris, pour une année de formation au cours de laquelle elle se sent « pousser des ailes » et dont elle sort certifiée avec une mention très bien.

Elle débute dans l’accompagnement, tout en poursuivant son activité dans l’hôtellerie : « je sentais que mon projet n’était pas encore mature, il manquait des choses ; j’avais envie de me plonger dans une autre vision du métier, dans un pays autre que la France ».

Une expérience québécoise propice au déploiement

 

A 28 ans, elle décide de s’envoler pour le Québec, souvent considéré comme précurseur en matière de développement personnel, et où le coaching est monnaie courante. Munie d’un Permis Vacances Travail (PVT), elle s’installe à Montréal pour un an, avec la volonté de compléter son cursus. Légère déconvenue, le PVT ne lui permet pas de s’inscrire à des formations. Qu’à cela ne tienne, elle entreprend un travail aux côtés d’une coach locale, pour clarifier son propre projet et s’inspirer de ses méthodes, dont elle est à la fois la bénéficiaire et l’observatrice.

Pour subvenir à ses besoins, elle accepte parallèlement un poste de manager à la tête d’un service d’entretien ménager, qui la confronte à un double challenge. On lui donne pour mission de « dépoussiérer » les méthodes de management, d’instaurer des procédures et structurer un service où la formation et l’intégration des nouveaux personnels reposait jusqu’alors exclusivement sur l’oralité. L’équipe multiculturelle qu’elle encadre, se compose de nombreux immigrés dont beaucoup jouissaient de statuts sociaux valorisés dans leur pays d’origine (vétérinaire, journaliste,…) et se trouvent désormais assignés à des tâches d’entretien. « C’était donc un sacré challenge, avec une question centrale : comment leur apporter la motivation au quotidien pour assurer leur mission ? », précise Nathalie.

La révélation du Groove, ou la pièce manquante…

 

nathalie-petitclerc_groove2
Danser sa vie, la musique au cœur

Contre toute attente, c’est le Groove Dance qui lui apportera la clé et lui permettra de relever le défi. Quelques temps plus tôt, sa colocataire l’a entrainée à une séance en plein air au sein d’un parc de Montréal, afin d’essayer cette nouvelle pratique de danse. Nathalie est d’abord intriguée, puis immédiatement conquise : « L’éclate totale », se souvient-elle. Dans la foulée, un atelier animé par Misty Tripoli, créatrice du Groove Dance, achève de la convaincre : « Ça a été une révélation, c’était exactement ce que je voulais faire et la meilleure façon pour moi d’intégrer la danse dans ma vie professionnelle, en y alliant le développement personnel ».

Elle s’inscrit à une formation, dispensée par le « Master trainer » local. Les premiers bénéficiaires de son nouvel apprentissage seront donc les membres du service d’entretien qu’elle manage : « tous les matins, je mettais la musique et on dansait ». Une expérience parmi les plus belles qu’elle ait vécues.

Puis elle intervient pendant plusieurs mois dans des centres communautaires, où elle anime des séances avec sa colocataire, elle aussi formée au Groove.

L’aventure du Groove en France

 

En 2014, Nathalie est de retour en France, avec l’envie de poser ses valises. Pendant un temps, elle met volontairement sa vie professionnelle entre parenthèses, afin de donner naissance à son petit garçon et être pleinement présente et disponible pour ses premiers mois de vie. Alors que revient le besoin de s’occuper de ses projets personnels, elle initie des démarches visant à faire connaître le Groove Dance au public nordiste. Une première séance a lieu le 14 novembre 2015, elle est suivie d’une seconde un mois plus tard. En janvier 2016, les séances deviennent hebdomadaires, avec un groupe constitué et pérenne. Depuis, l’aventure continue et prend de l’ampleur

Nathalie propose aujourd’hui des séances tant au public adulte qu’à destination des enfants. Avec un même plaisir, malgré des approches sensiblement différentes.

« C’est plus facile avec les enfants, ils sont plus spontanés, en tout cas jusqu’à un certain âge ». Elle a été surprise de constater que le regard de l’autre peut déjà constituer un frein très jeune, dès l’âge de 8-9 ans. « Mon souhait serait de les aider à s’[en] affranchir, et contribuer à ce qu’ils deviennent de futurs adultes plus affirmés et confiants ».

Avec les adultes, elle se trouve confrontée à « un challenge supplémentaire », dans le fait de parvenir à « faire décoller le groupe à chaque séance », en dépit des limites propres à chacun. Pour y parvenir, elle s’appuie sur un enchaînement de musiques qui ne résulte pas du hasard, mais amène à un lâcher-prise progressif qui autorise ensuite une exploration plus intérieure.

« C’est ce que j’aime dans le Groove et ce que je prône : c’est un voyage ». De fait, chacun y trouvera ce qu’il vient y chercher, et ce dont il a besoin en fonction du stade où il en est dans sa vie : une activité sportive, un exutoire favorisant le lâcher-prise, ou encore une voie d’accès vers des émotions ou aptitudes enfouies et prêtes à émerger. « Au fil de l’année je vois des personnes qui se dénouent, qui se lâchent au fur et à mesure, c’est beau ».

On la sent sincèrement touchée à l’évocation de cette idée et je le suis aussi. Pour le vivre de l’intérieur depuis le début (récent) de ma propre pratique, je ressens profondément combien le Groove Dance est un puissant vecteur de liberté, de créativité et développement de soi.

Alors pour qui serait tenté(e) d’essayer, ne vous privez pas de ce voyage.
Nathalie saura vous faire voir la vie en Groove.

groovers-baisieux
« Strike a pose » : une équipe d’heureux groovers

EN SAVOIR PLUS :

Séances pour adultes :

  • Le Lundi soir, de 19h à 20h. Auberge de Jeunesse de Lille, 235 Boulevard Paul Painlevé. 59800 LILLE (Métro Porte de Valenciennes).
  • Le Mercredi soir, de 19h30 à 20h30. Baisieux (59780), Salle Manoir Ogimont (en face de la mairie).

Séances pour enfants :

  • Les Mardis et Jeudis pour les Temps d’Activité Périscolaire dans les écoles.
  • Le Mercredi de 16h à 17h au Centre social de l’Orée du Golf, 59290 Wasquehal (7-12 ans)
  • Le Vendredi de 17h30 à 18h30 pour les 6-9 ans et de 18h30 à 19h30 pour les 10-14 ans au Centre social Boilly, 59200 Tourcoing.

Séances de Groove en entreprise,
Et pour le fun, enterrements de vie de jeune fille « Spécial Groove » pour se détendre et se lâcher entre copines !

CONTACT :
World Groove Movement Logo> Nathalie Petitclerc : nathalie.petitclerc(at)gmail.com ou 07.82.24.03.78.
> Facebook : Groove France  et/ou Nathalie Petitclerc Coach-Groove.

> World Groove Movement : http://theworldgroovemovement.com/

Entre deux vies

Désert Ouest américain
Crédits photo : ©Geo

L’écriture, et c’est ce qui fait sa beauté, demeure mystérieuse.

Elle vient toujours me cueillir par surprise, en s’imposant à moi de façon impérieuse.
Un nouveau texte a éclos hier dedans ma tête, des mots en vrac sans lien en apparence, qui se sont ordonnés, alors que je dormais…
Ce matin, tout est fluide et clair, et tout fait sens.

Au beau milieu d’un entre-deux…

Tout a commencé avec ce mot, obsédant : « entre-deux ».
Qui m’a traversée une fois, puis deux, puis trois… et m’a finalement poursuivie l’après-midi entière (à un point tel qu’il est venu se matérialiser sous mes yeux, à travers une enseigne de restaurant croisée « par hasard »). Aujourd’hui au réveil je sais, ce qu’il est venu me dire.

L’entre-deux, c’est cette zone floue qui m’occupe, et que j’habite.
Un « No man’s land » aux airs arides, où je me languis de voir pousser, les quelques graines que j’ai semées.

Perdue au milieu du labyrinthe, je cherche le fil d’Ariane qui m’en fera sortir.
Pour enfin ne plus tâtonner.
Pour m’extraire de ce milieu inconfortable, où je suis installée.
Je suis arrivée au milieu de ma vie. La première partie a filé si vite, et la suite dont je discerne si peu, se dessine à l’abri d’un brouillard épais.
Je ne reconnais plus, ni moi ni mes amis. Sevrée de relations dont certaines s’étiolent, que je l’aie voulu ou non. Pressée d’en vivre de nouvelles, à mesure que mon ciel s’étoile, d’autres visages et d’autres noms.

En attendant que je comprenne qui je suis au sein de cet univers et ce que je suis venue y faire,
La zone d’incertitude(s) s’accroît, me rendant plus fragile.
Plus que jamais je mesure combien, tout ne tient qu’à un fil.

Cet entre-deux,
C’est une valse-hésitation perpétuelle,
Entre hier et demain,
Entre ici et ailleurs,
Entre celle que j’étais et celle que je suis destinée à devenir ; ou plutôt, à être. Le seul verbe qu’il m’intéresse désormais de conjuguer, en tous lieux et à toute heure.

C’est fatiguant de vivre comme écartelée du cœur.
Ecartelée entre la peur qui bien trop souvent encore, décide pour moi,
Et puis l’Amour, que j’aimerais tellement incarner avec un grand « A ».

Vivre coupée en deux, en attendant de réunifier toutes les parties de moi, et faire ensemble œuvre commune.
Donner des ailes au singulier, pour qu’il devienne pluriel.

Entre nous deux, tant de possibles

« Il n’y a pas de traversée du désert, juste une marche vers l’oasis », dit cette citation que j’aime.
Pourtant il y fait soif et faim, dans ce désert qui est le mien ; soif de vie, faim d’envies, d’aventures et de « vraies » rencontres, autant d’appétits trop longtemps inassouvis.
Rares sont les échanges dont la teneur me rassasie.

Car l’entre deux, vu sous une autre dimension,
C’est aussi – et surtout – cet intérêt pour l’autre qui m’anime.
Depuis toujours.
Entre toi et moi, que se joue-t-il ?

Comment trouver le chemin vers l’autre, comment le rejoindre, là où il est ?
Comment partager sa propre richesse aussi, quand on la néglige encore soi-même.

Echangeons un mot ou deux, avec l’espoir de bâtir un pont, entre nos mondes parallèles.
Dansons un pas de deux, pour exprimer de tout notre être qui nous sommes,
Et vibrer au diapason sur un accord, peut-être.
Passons du « je » au « nous »,
Ensemble je le sais, on tient bien mieux debout.

J’ai la certitude que dans un coin du monde, des âmes sœurs m’attendent les bras ouverts.
Comme écrivait le grand Prévert, « quelque part il y a des gens qui s’entrevivent, j’irai les rejoindre ».
Je suis en marche vers l’oasis.

Citation marche vers oasis

Emmeline Sion, la créativité au service de la vie

Pour cette ancienne architecte, créer est une seconde nature. Il suffit de la rencontrer et l’entendre raconter son incroyable parcours de vie, pour comprendre que sa sensibilité, sa passion pour toute forme d’art et son amour des autres, ne pouvaient trouver meilleur vecteur d’expression que « Les ateliers de la créativité ». Un projet qu’elle a imaginé et grâce auquel elle aide chacun à renouer avec son élan créateur, pour devenir architecte de sa vie.

Emmeline Sion, Les ateliers de la créativité
Emmeline Sion, par ©Raynald Vasseur

Dans une ancienne vie, elle était architecte. Après 8 années passées à concevoir et construire des bâtiments, Emmeline a posé d’autres fondations : celles d’une vie qui lui ressemble et qu’elle habite pleinement, en mettant en œuvre la vaste étendue de ses talents. La symbolique est belle. L’histoire aussi.

Une heureuse reconversion qui ne s’est pas faite en un jour et résulte d’un riche parcours jalonné de remises en questions et de défis personnels. Pour Emmeline, « derrière chaque grande peur, il y a une envie profonde ». C’est avec cette lucidité doublée d’un indéniable courage, qu’elle a fait le choix d’avancer :  « Mon credo c’est, j’ai peur, mais je le fais quand même », sourit-elle.

« Derrière chaque grande peur, il y a une envie profonde »

 

Oser, surmonter ses peurs pour se reconnecter à soi et rencontrer sa vocation. S’il existe un chemin vers le Bonheur, sans doute passe-t-il en partie par là…

Formée en Belgique aux outils de l’art thérapie, Emmeline a renoué avec son propre chemin et est aujourd’hui accompagnatrice en ateliers de thérapie créative.
Autour d’activités comme le dessin, le collage, le théâtre, l’écriture ou encore la voix, elle propose des séances ludiques et ressourçantes, où peut germer en confiance, la graine d’artiste qui sommeille en chacun.

Aucun pré-requis nécessaire si ce n’est l’envie d’explorer et lâcher prise
L’objectif est avant tout de savourer un moment de détente, dont les bénéfices excèderont toutefois largement le cadre de la séance. Parce qu’ils permettent d’extérioriser ce que bien souvent nous maintenons enfoui à l’intérieur, chaque atelier aide à se libérer et à retrouver confiance en soi.

Les ateliers de la créativité, Inspiration
S’ouvrir à la magie…

« Une pause créative, sur le chemin du Bonheur »

 

Pour avoir eu la chance d’expérimenter un atelier aux côtés d’Emmeline, je peux témoigner qu’ils procurent un véritable bien-être et des effets secondaires plus que désirables (sourire).
Une heure et demie de pur plaisir où mes expérimentations parfois maladroites ont été accueillies en toute bienveillance et avec une totale absence de jugement. La qualité esthétique n’entre pas ici en considération, et pour la perfectionniste que je suis, quelle libération ce fût que de ranger au placard mon esprit critique, même s’il ne m’a pas été facile de me défaire de ce mauvais penchant…
A travers les activités successives, j’ai progressivement délaissé l’armure pour m’ouvrir à des explorations d’une grande richesse, qui m’ont permis de déposer certaines de mes peurs, limites et autres émotions encombrantes et invalidantes…
Quelques réels déclics donc, au terme de cet atelier, qui a su réveiller ma créativité en berne et m’a donné l’envie de poursuivre mes explorations.

Pour vous qui êtes en quête d’authenticité et d’un retour à votre essentiel, je ne saurais trop vous conseiller ce beau rendez-vous avec vous-même.

Parce que nul n’est si bien servi que par « soi m’aime », faites-vous ce cadeau d’une « pause créative, sur le chemin du Bonheur« .

A voir Emmeline si radieuse et épanouie aujourd’hui, il ne fait aucun doute que le chemin mérite mille fois d’être emprunté…

Retrouvez les Ateliers de la créativité :

Sur le web : http://lesateliersdelacreativite.com/
Sur Facebook.

N’oublie pas que tu vas mourir

Ciel étoilé, par ©Xiaohua Zhao
Ciel étoilé, par ©Xiaohua Zhao

Hier, j’aurais pu mourir.
Ne vous y trompez pas. Ce n’est pas une formule rhétorique ou un habile teasing pour capter l’attention. Encore moins une manœuvre pour éveiller la compassion.
Littéralement, je me suis trouvée à deux doigts de connaître un destin funeste.

De la façon la plus stupide qui soit.
Après un agréable début de soirée tu rentres à pied chez toi, à la nuit tombée.
Alors que tu empruntes un passage piéton – après avoir attendu que le « petit bonhomme » passe au vert, j’ai été bien éduquée ! – un fou furieux au volant de son bolide lancé à vive allure, déboule d’on ne sait où et manque de te percuter…
La voiture a fait une embardée pour m’éviter. Je l’ai sentie me frôler. Un seul pas de plus et c’eût été le choc, inévitable et violent. Sans doute fatal.

La scène s’est déroulée en moins de quelques secondes et m’a laissée pétrifiée. Révoltée face à une telle inconscience, et tremblante, à l’idée de ce qui aurait pu se produire. Le cœur battant à mille à l’heure.
Mon heure n’était pas venue, mais c’était un sérieux signal d’alarme. Pas le premier, du reste.

Saisir le sens caché des choses

J’ai poursuivi mon chemin quelques centaines de mètres, sentant monter en moi une détresse profonde, une solitude infinie. Le contrecoup.
« J’aurais pu mourir », me disais-je, « et personne n’en aurait rien su ». « J’aurais pu mourir, et qu’aurais-je laissé derrière moi, hormis des possessions matérielles et quelques souvenirs fugaces dans l’esprit de certain(e)s, vite effacés par le temps ? »

J’ai atteint un banc sur lequel je me suis effondrée, et les sanglots sont venus, de plus en plus forts.
J’étais là, près de ce parc plongé dans l’obscurité, sans autre compagnie que celle des passants qui parfois, me jetaient un regard en poursuivant bien vite leur chemin. « C’est tellement mystérieux le pays des larmes », écrivait Saint-Exupéry, ça fait peur.
Besoin de partager mon angoisse, d’entendre une voix réconfortante et de remplacer ce goût amer, par la douceur de l’amitié.
J’ai pris mon téléphone. Au bout du téléphone, personne.

Comment fait-on pour trouver l’apaisement en pareille circonstance ?
Je ne sais pas. On fait de son mieux. On fait comme on peut.
On se dit que la vie ne tient qu’à un fil, et qu’on ressort grandie de telles situations.
On se dit que tout a un sens, et que ce sens caché nous apparaîtra plus tard.
On tente de décrypter le message, sans comprendre tous les maux…
On écrit, pour que la peine s’évacue par les mots.

« Combien as-tu aimé ? »

Que m’a appris cet épisode ?
Il est trop tôt encore pour le dire. Il me faut digérer pas mal de choses, accepter ce qui est, et renoncer à changer, ce(ux) que je ne peux changer.
C’est bien cela que disent les sages, non ?

Et puisqu’un sursis m’est accordé, puisque la vie continue, à moi d’en faire quelque chose qui ait du sens.

Combien parmi nous sont capables de dire, qu’ils pourraient partir demain avec le sourire ?
Si je devais mourir demain, je ne veux pas quitter ce monde avec des regrets.
Je veux ressentir le bonheur de l’accomplissement et la joie d’avoir vécu dans l’amour. Celui donné, et celui reçu en retour.

De plus en plus nombreuses sont les personnes qui expérimentent une mort clinique et en reviennent – ce qu’on appelle communément une NDE, « Near death expérience » ou « Expérience de mort imminente » en bon français. L’une d’elle témoigne qu’une fois arrivée au bout de ce fameux « tunnel » si souvent décrit dans les récits, un être lumineux lui a posé cette question : « Et toi, combien as-tu aimé ? ».

Que l’on soit ou non ouvert à cette dimension – dont je conçois qu’elle puisse être difficile à appréhender pour bon nombre de gens -, la question centrale pour chacun de nous, est bien celle-ci.
Le pourquoi d’une vie.
S’il y a une raison d’être à notre présence sur terre, quelle autre raison que l’amour ?
C’est sans doute cela qu’il nous faut incarner.

Et c’est le message que je veux délivrer.

Et vous, quel sens souhaitez-vous donner à votre vie ?

Just Love

Marie Guibouin, le Caméléon de l’Image

« Artiste à multiples facettes, sujette au grain de folie et accro aux défis ». La présentation est forcément restrictive mais voici esquissée en quelques mots, une fée magicienne nommée Marie Guibouin. Sa soif de vivre et sa palette de talents, Marie les met au service de son projet « Caméléon de l’image », un blog où elle partage son regard sur le monde, et vous invite à développer le vôtre. Voilà qui donne matière à discussion, et c’est donc tout naturellement que je l’ai sollicitée pour une interview… épique !

Marie Guibouin en studio
Un dialogue sans filets… mais tout sourire.

Comment vous parler de cette interview avec Marie !?
Difficile de poser des mots sur cette expérience truffée de péripéties et riche d’enseignements.

Pour introduire l’entretien, j’aurais aimé écrire un article de type « portrait », comme je le prévoyais au tout début de cette aventure.
Mais force est de reconnaître que les multiples rebondissements qui se sont succédé, et le retard de publication qu’ils ont entraîné, ont un peu entamé ma confiance.

Alors voilà, je vous livre mon ressenti comme il vient et vous laisse découvrir Marie à travers ses propres mots, certaine que sa vivacité et sa joie de vivre vous séduiront.

Quand le sort s’acharne…

Au départ, une belle idée qui s’impose d’elle-même, comme une évidence. Dans le cadre d’une émission radio axée sur la thématique du regard, je souhaite recueillir le témoignage de cette joyeuse artiste férue d’image(s), et qui a su s’affranchir du regard des autres pour façonner son parcours, selon ce que lui dictait son cœur…

Suivre les élans du cœur, se fier à l’intuition, prendre la vie comme elle vient, lâcher prise…
Mes aspirations du moment, trouvaient dans la perspective d’une entrevue avec Marie, une résonance et l’occasion d’être éprouvées. Par « éprouvées », j’entendais alors « expérimentées », « ressenties ». J’ignorais que la deuxième acception du mot finirait par l’emporter, tant l’aventure s’est apparentée à une mise à l’épreuve.

Acte 1. Privées d’antenne.

Zoom sur les mains
©Marie Guibouin

Rendez-vous est pris courant juin, pour enregistrer en studio et dans les conditions du direct, cet entretien destiné à être diffusé sur les ondes dès le lendemain.
A contre-courant de mes habitudes, j’arrive sans réelle préparation, ou en tout cas sans une trame de questions pré-établie. Démarche volontaire, dans le sens d’un premier lâcher-prise : faire taire pour un temps un perfectionnisme paralysant, pour appréhender l’interview comme une conversation à bâtons rompus, où nous pourrons toutes deux rebondir sur ce qui se présentera…

Ce dialogue sans filets sera savoureux, complice et léger.
A la sortie du studio, Marie et moi avons hâte d’entendre le fruit de nos échanges et promettons de nous connecter le lendemain.
Le fichier audio devait connaître un autre destin : de diffusion, il n’y eût point.

Point à la ligne, je ne m’appesantirai pas sur les causes de ce « silence radio », qui je l’avoue, m’a laissée agacée et déçue. Désolée surtout vis-à-vis de Marie, qui m’a consacré du temps pour récolter… (hum)… du vent.

Bon qu’à cela ne tienne, nous avons beau être privées d’antenne, une diffusion reste possible grâce au web. Il me faut juste récupérer le fichier, et le tour est joué.

Acte 2. Mauvaises ondes.

Ce ne fût pas vraiment un jeu d’enfant.
Le fichier me parvient, rapidement j’en conviens,… mais amputé d’une bonne partie de l’entretien.
« La faute à pas de chance », le transfert a partiellement échoué. Ma déception, elle, est tout sauf partielle. Je commence à me demander quel message – plus ou moins subliminal ?! – m’est adressé à travers ces mésaventures… Mais à quoi bon pester ou maudire le sort, cela ne résout rien alors… on rejoue la scène une fois encore.
Same player, play again !

Le fichier – cette fois entier – me parvient une semaine plus tard, mais il s’écoulera encore du temps pour que je puisse le rendre disponible à l’écoute, et rédiger cet article destiné à l’accompagner…
Beaucoup trop de temps à mon goût, puisque dans cet intervalle, les ateliers de photographie intuitive évoqués par Marie au cours de l’entretien, auront déjà débuté… (Mais réjouissez-vous, plein d’autres sont à venir et il reste sans doute une place pour vous !!).

Happy end et morale de l’histoire

Bref, un bel apprentissage que tout cela, une leçon de vie qui a occasionné quelques remous intérieurs. Et dont j’ai tiré diverses conclusions, dont une inattendue : qui sait si, au final, je n’ai pas été exaucée ?
Souvenez-vous :

Suivre les élans du cœur, se fier à l’intuition, prendre la vie comme elle vient, lâcher prise…
Mes aspirations du moment, trouvaient dans la perspective d’une entrevue avec Marie, une résonance et l’occasion d’être éprouvées.

A travers ces contretemps, la Vie n’a-t-elle pas, avec beaucoup de facétie, répondu à mes attentes ?
Car c’est bien ce qui s’est passé : c’est un élan du cœur, une intuition qui m’a amenée à solliciter Marie. Et c’est dans un lâcher prise, volontaire (au cours de l’interview), puis rendu nécessaire par les circonstances (au gré des problèmes techniques), que j’ai traversé cet épisode…

La démonstration me semble convaincante, ne trouvez-vous pas ?

Que cet article soit l’occasion de remercier officiellement Marie, pour sa compréhension, sa patience, et l’humour dont elle a fait preuve face à cette succession d’imprévus…
Je ne pouvais rêver meilleure partenaire de jeu que cette âme libre, pour m’aventurer dans cet espace de liberté…

Alors voilà. Sans plus tarder, je vous partage cette délicieuse rencontre avec Marie Guibouin, auteur de Caméléon de l’image, Le blog qui fait pétiller la Vie !
ENJOY !


Lettre à toi que personne ne voit

Table de fêteL’ambiance est animée, la joie sur les visages, sourires sur toutes les lèvres… De tous côtés, les conversations fusent… Tous sont heureux d’être là, heureux de partager et de se découvrir des résonances et affinités, aspirations communes qui les font s’exclamer, rire, s’embrasser… Des projets prennent naissance, des rendez-vous sont pris… Ces amitiés naissantes, qui, toujours, laissent heureux et surpris… Et dont tu te sens exclue, spectatrice malgré toi.

Toi, tu les regardes faire.
Immergée dans leur monde et perdue dans le tien.
Ô tu es là bien sûr, mais pourtant tellement loin.
Tu voudrais faire partie de cet esprit de fête,
Mais tu en es partie, tout au moins dans la tête…

C’est familier tout cela, tu le connais par cœur.
A grands coups de courage et d’explorations intimes, tu pensais l’avoir dépassée, cette plongée en abîme.
Ce sentiment amer, qui déferle et revient te cueillir, encore et toujours… Aux pires moments, cela va sans dire.

« Cela va sans dire ».
Et de fait, tu ne dis rien.
Tu assistes à tout cela, sans y prendre ta part.
Avec une pointe d’envie, et une petite voix au fond de toi qui crie : « écoutez-moi aussi, j’ai tant à partager ».
Mais tu te tais.

On ne t’a pas appris à être au centre de l’attention.
« Plus on se fait petit, plus on est digne d’affection », voilà ce qu’on t’a laissé croire.
Et tu l’as cru.

Tant et si bien qu’aujourd’hui tu continues,
Comme un cercle vicieux qu’à contrecœur tu perpétues…
A l’ombre de ceux qui brillent, tu t’effaces et n’existes plus.
Passer inaperçue est un art mineur, où tu te montres à la hauteur.

Tu œuvres en coulisses pendant que d’autres prennent la lumière,
L’enveloppe où tu te glisses est ton refuge et ton enfer.
A qui rends-tu service en gardant sous clé tes éclairs,
De génie, de folie, d’amour…
A quoi bon les taire ?
Tous ces éclats de vie qui voudraient éclore au grand jour.

Car ça fait mal, pas vrai ?
Se voir vaincue d’avance quand mille victoires sommeillent à l’intérieur.
Attendre la délivrance, sans espoir d’une aide extérieure.

Oui ça fait mal.
Ne tente pas de me contredire, car je le sais.
Je connais tout cela, je suis comme toi.
Je connais ta douleur, c’est aussi la mienne.

Alors aujourd’hui c’est à toi que je pense,
Et c’est pour toi que je dépasse ma peur,
La crainte d’être jugée, incomprise ou moquée…
Pour que tu saches,
Quand le courage t’abandonne,

Que tu n’es pas seule.

Si personne ne te voit, moi je sais qui tu es.
Je sais ce que tu vaux, bien plus que tu ne le sais.

Alors je viens te dire,

N’attends de personne, qu’il reconnaisse ton amour.
N’espère pas que l’on confirme ta valeur,
Cesse de croire que ton salut viendra des autres,
Attendre tout cela serait vain.

Mais fais-toi l’amitié, de te traiter avec douceur,
Prends soin de toi-même, de toute la force de ton cœur.
Sache te dire que tu vaux mieux que ce qu’on a pu faire de toi,
Que tu mérites d’être entendue et de laisser porter ta voix…
Apaise tes souffrances, reprends espoir, console-toi…

Et DONNE, donne tout ce que tu peux, au-delà de ce que tu peux.
Ne retiens rien, ouvre tes bras et ton cœur plus grand que toi-même,
Ouvre-les à la vie et suis la vie où elle t’emmène,
Mais surtout AIME.
Sans rien attendre en retour, sans espérer qu’on te comprenne.
Aime comme tu aurais tellement aimé qu’on t’aime.

Aime