Portrait de Manon Lavoie par Maxyme G. Deslile

Manon Lavoie par ©Maxyme G. Deslile

Publié aux éditions Druide, « Créer le meilleur de soi » est le tout premier livre de Manon Lavoie et est objectivement une réussite, tant sur le fond que dans la forme. À cet égard il ne saurait être plus cohérent avec le message porté par le titre, tant il matérialise superbement le meilleur de l’auteure, qui y a mis tout son savoir et tout son cœur.

Au sujet du titre, justement. Ne vous méprenez pas… Ce livre s’adresse à tous, nul besoin d’être artiste pour y trouver son compte, bien au contraire. J’en suis la preuve vivante, tant le terme « créer » me faisait peur, moi qui pensais que jamais, au grand jamais, je ne serais à la hauteur. Mais bonne nouvelle, ce n’est pas de cela dont il s’agit.

Quel soulagement, de parcourir le livre et de comprendre qu’au bout du compte, le résultat importe peu. Comme dit souvent Manon, – et c’est vraiment décomplexant, en même temps que ça fait naître un sourire : « on n’est pas en train de jouer notre vie, là ». Ouf ! C’est tellement vrai. C’est bel et bien le processus de création qui nous intéresse, pour le bien-être immédiat qu’il procure, et les réponses enfouies qu’il peut ensuite faire émerger…

Selon votre sensibilité et quelle que soit la relation que vous entretenez avec la créativité, vous y trouverez donc de quoi satisfaire vos appétits. Et sans nul doute, vous prendrez tout comme moi plaisir à le feuilleter : il vous procurera une expérience sensorielle des plus agréables, avec sa couverture souple et un papier tellement doux sous les doigts ; vous y trouverez des textes sensibles et profonds, dont beaucoup nourrissent chaque jour mon inspiration (et Dieu sait s’ils m’ont soutenue et aidée à relâcher la pression que je me mettais inutilement sur les épaules, pendant la rédaction de cet article et ceux qui l’accompagnent… rien que pour ça, merci Manon !!) ; enfin il régalera vos yeux grâce aux superbes photos et œuvres colorées contenues au fil des pages.

Et surtout, vous goûterez à ce ton unique, à la fois intime et chaleureux, qui fait de ce livre un compagnon précieux. À travers lui vous aurez la sensation d’être accompagnée par une amie bienveillante qui se réjouit authentiquement de vos « petits pas »… Et soyez certains que c’est vraiment le cas.

Couverture du livre "Créer le meilleur de soi" par Manon Lavoie

©M comme Muses

En résumé, « Créer le meilleur de soi » est un puits de douceur où s’abreuver quotidiennement. Un très beau cadeau à s’offrir.

Et s’il est une telle réussite, c’est peut-être avant tout parce que Manon l’a écrit sans se préoccuper de la façon dont il serait reçu : le livre, explique-t-elle, « je l’ai fait pour moi. C’était un cadeau que je m’offrais à moi, je voulais me sentir bien en le voyant… et puis qu’il touche au moins un cœur… ». Mission accomplie… des milliers de fois.

Elle me raconte la genèse du projet…

 

Une longue période de gestation

 

L’écriture d’un livre est un processus au long cours, une aventure en multiples épisodes qui non seulement inclut la phase de rédaction elle-même, mais aussi la période d’incubation qui la précède, laquelle peut dans certains cas durer plusieurs années.

L’envie d’écrire son propre livre, Manon la portait en elle depuis longtemps mais il aura fallu une vraie période de maturation, pour que ce souhait se matérialise sous la forme qu’on lui connaît…

« En 2012, j’ai participé à un collectif pour un ouvrage sur la maternité (elle y avait écrit sept articles, NDLR)… Grâce à ce projet je me suis retrouvée au Salon du Livre de Montréal pour des dédicaces… là je me suis dit, un jour je vais revenir avec mon livre, mais où ?… Avec qui ai-je envie de travailler ? »… Donc je me suis promenée d’un kiosque à l’autre en me demandant « est-ce que je suis ici ? » …

Les Éditions Druide existaient depuis peu, Manon s’entretient avec eux et sent passer un bon feeling. Mais, elle n’est pas encore prête à entreprendre un tel projet : « Je ne voulais pas publier un livre pour publier un livre… ça a monté tranquillement ».

C’est trois ans plus tard, en 2015, qu’elle entrevoit la possibilité de se lancer : « j’ai senti que là j’avais peut-être quelque chose, une méthode à moi, différente de ce que j’avais appris ailleurs… ».

Elle contacte Druide pour convenir d’une première rencontre, leur soumet un synopsis et une table des matières… Le rendez-vous est concluant et se solde par la signature d’un contrat… Ce qui n’était qu’une simple idée, est prêt à devenir réalité. « Ça a beaucoup changé en cours de rédaction, au début ça s’appelait « Revenir vers soi », puis à un moment je me suis réveillée, je me suis dit « ce n’est plus juste ça, il y a d’autres choses » ; c’est là que « Créer le meilleur de soi » est né ».

 

La solitude de l’écrivain, le soir au fond des bois !

 

Dès lors, le plus difficile commence.

Manon traverse, selon ses propres termes, une période de « paralysie totale » : « au début je voulais mourir après avoir signé le contrat (rires)… je me suis dit, mon Dieu, qu’est-ce que j’ai fait là ?! » ; « J’avais déjà commencé à écrire à la main dans mes cahiers car je n’arrivais pas à écrire à l’ordinateur… parce que j’avais une pensée linéaire, je pensais bien naïvement qu’un livre ça s’écrivait, intro, développement, conclusion… mais ce n’est pas comme ça que ça se passe, en tout cas pas le mien… » ; « Une fois le contrat signé, j’ai repris ce que j’avais écrit et naturellement je me suis dit « c’est nul, c’est complètement nul »… ».

C’est l’occasion rêvée de reprendre à son propre compte la philosophie qui imprègne ses coachings et accompagnements via M comme Muses, « ma propre médecine », dit-elle souvent.
Et donc, elle échafaude une stratégie vouée à créer le calme, pour désamorcer les peurs et lui permettre d’avancer, un pas après l’autre. Il s’agit de « ramener au plus petit possible, le plus près possible de nous », et dans son cas cela passe par la compilation de ses idées sur de petites cartes, écrites à la main : « On est partis en voyage d’amoureux, on était dans le fin fond des bois aux USA… j’avais emmené de petites cartes blanches, je me suis installée avec mes cartes sur le lit et je me suis dit « tu crois en quoi Manon ? »… J’ai repris tous les livres que j’avais étudiés au fil de mon parcours, j’ai tout classé par thèmes… ça, c’est de la psychologie positive, ça, ça pourrait être un projet créatif, etc… » ; « Je suis ressortie du bois avec mon livre écrit sur mes cartes, littéralement… mais pas dans l’ordre encore… ».

Ordinateur face à la fenêtre

©Manon Lavoie. Extrait du Livre « Créer le meilleur de soi ».

Au retour, pour favoriser l’inspiration, elle installe une table au beau milieu du salon, y pose l’ordinateur qui fait face à une fenêtre donnant sur un arbre. « J’ai écrit chaque matin, je tirais une carte en me disant, j’écris à propos de ça aujourd’hui… ».

Une méthode respectueuse de ses besoins et de son rythme, et qui peu à peu porte ses fruits puisque Manon se retrouve bientôt en possession de 300 pages. L’heure n’est toutefois pas encore à la célébration : « J’ai tout imprimé, et là bien candidement je me suis dit waouh mon livre est écrit !!… mais le travail commençait…(rires) ».

 

Un livre au plus proche de son auteure

 

Restaient en effet quelques « menus travaux », à commencer par la structuration et l’organisation des contenus. Sans jamais perdre de vue le tout premier bénéficiaire, le futur lecteur, et en veillant à ce que celui-ci puisse s’approprier le livre, quel que soit son propre rapport à la créativité : « L’idée était de dire, « qu’est-ce qui vient en premier ? »… « Ce n’est pas un roman, c’est une pensée, une philosophie de vie… si je prends par la main quelqu’un qui n’a jamais entendu parler de ça et qu’on y va avec ces étapes-là, est-ce que ça marche ?… Ça a été un gros travail… ».

Un chantier d’envergure, mais pas le dernier néanmoins : « j’ai ensuite travaillé avec une réviseure… une expérience extraordinaire où j’ai appris tellement de choses… ça aide tellement à structurer une pensée, à l’articuler comme un fil rouge, de sorte que tu tiens le lecteur par la main du début jusqu’à la fin… »…

Puis le travail de graphisme a débuté…

Atelier ©Manon Lavoie - M comme Muses

©Manon Lavoie

Les nombreuses photos et illustrations qui parsèment le livre tiennent une grande part dans le plaisir que l’on prend à le parcourir. Elles nous plongent au cœur du quotidien tel que le vit Manon et imprègnent ainsi chaque page d’une vérité et d’une proximité, chères au cœur de son auteure : « J’ai fait toutes les photos (80 à 90% étaient déjà faites à la base) ; je voulais vraiment ça, pour représenter le vrai quotidien… je ne voulais pas que ce soit un livre de table à café avec des photos glacées, impeccables… je voulais que l’on sente la personne derrière, que ce soit des photos de notre vie, pour que les lecteurs puissent s’y retrouver… ».

Elle m’évoque l’anecdote de la photo prise en forêt avec sa fille (page 143) : « Il y a des photos qui me rendent tellement heureuse… celle-ci en forêt, c’est un moment, ce n’est pas fait pour le livre ça, c’est une photo de notre vie… on est en pleine forêt, il y a un rayon de soleil qui passe et on lui dit « Ooh Olivia, va te placer »… on la prend avec un cellulaire, même pas un appareil photo… et ça se retrouve pleine page… ça là, c’est… ça me… je peux mourir en paix ! » (rires).

Le plus tard possible, on est d’accord.
Du moins pas avant le deuxième livre (sourire).

 

Qui sème l’amour… le récolte en retour

 

Ce parti-pris d’intégrer des photos issues de son univers familier, imprègne le livre d’une telle dose d’amour, qu’il suscite l’amour en retour.

Et de l’amour, Manon en reçoit à foison depuis la sortie de son livre, dont elle a fait la promotion sur quantité de salons, tant au Québec qu’en Europe.

Je l’interroge sur cette visibilité croissante qu’elle expérimente actuellement, grâce au succès que rencontre le livre… Avec l’envie d’en savoir plus sur son ressenti, la façon dont elle traverse ce tourbillon et le vit de l’intérieur…

« On est en perpétuel apprentissage, tout notre chemin est là pour une raison, chaque étape, chaque marche est importante… Donc les moments difficiles sont là pour que tu puisses apprendre, définir tes valeurs, nommer ton territoire, trouver tes balises, regarder ce que les autres font en termes de pratique, t’aligner sur ce qui te parle…
La nouvelle visibilité due au livre, ce n’est pas tant important en termes de visibilité extérieure que pour ce que ça apporte comme richesse en termes de contacts humains… Ça je n’en reviens pas, je suis juste remplie de gratitude, pleine d’amour… ».

La juste récompense d’un travail de fond, d’autant plus appréciée que celui-ci fût intense et solitaire : « écrire un livre, ce n’est pas un travail sexy, t’es toute seule, c’est tout « croche » c’est solitaire, ça fait mal en dedans parce que tu te remets en question, parce que tu travailles fort… donc là « je me paie la traite » en ce moment… « c’est du bonbon », de pouvoir sortir et rencontrer des gens… je leur ai dit à la maison d’édition, je veux être sur tous les salons, comptez sur moi, TOUS !… je veux être là ! (rires) ».

« C’est important de le faire vivre ce livre, d’aller à la rencontre des gens… et chaque personne est importante, chaque cœur, chaque histoire est importante… C’est un cadeau que je reçois à chaque rencontre… ».

Un cadeau mutuel, vraiment.

 

« Mon livre me ramène à la bonne place »

 

À titre de témoin j’ai eu le plaisir d’observer, le jour de ma visite sur le stand à Livre Paris, cette disponibilité et l’authentique plaisir que prend Manon à ces rencontres et ces partages… On sent chez elle un réel et sincère intérêt, envers chacune des personnes qui viennent à sa rencontre. Elle est là, entièrement.

En d’autres lieux et circonstances j’ai souvent été étonnée par cette même disponibilité et sa réactivité, qui invariablement ne manquaient pas de m’impressionner, en laissant deviner une capacité de travail dont je ne suis pas sûre qu’elle me caractérise…

Ce succès croissant et les sollicitations accrues qu’il entraîne, sont pour elle un nouvel apprentissage, une invitation à se positionner pour mieux dédier son temps et son énergie, à ce qui compte vraiment : « C’est vrai que je reçois beaucoup de messages, beaucoup plus qu’avant… Je me donne la permission de ne pas répondre à tout… Avant j’avais de la difficulté à le faire parce que je me sentais coupable […] Et à un moment donné je me suis dit Manon, t’as une famille, t’as du travail – parce que quand même, à travers tout ça je travaille (rires) -, donc il faut que je garde mon énergie à la bonne place… Et donc là c’est un exercice extraordinaire pour me ramener à la bonne place… ».

« Tu sais, cette culpabilité que tant de femmes ressentent… ben moi ça m’aide à me dire « je suis humaine, je vais me choisir… et mon chum, mes enfants sont là pour me ramener en disant « t’es encore sur ton cellulaire »… Je pourrais répondre jour et nuit… mais c’est précieux d’avoir ce reflet-là, je ne veux pas être la mère qui est tout le temps sur son cellulaire, c’est facile de l’être… ».

« Ma peur avant c’était, mais si je ne réponds pas les gens vont penser que je ne suis pas gentille (rires)… Mais j’essaie d’être disponible là où ça compte le plus… avec mes cohortes des ateliers en ligne, etc… C’est comme essayer de danser un tango… Y’a pas de recette… ».

 

La communauté des Muses, une deuxième famille

 

Dans cette aventure-là, Manon sait pouvoir compter sur le soutien de sa communauté, ses Muses avec qui elle entretient un lien fort et particulier, empreint de réciprocité. Certaines d’entre elles sont présentes depuis les tous débuts…

La communauté grandit à vue d’œil et rassemble aujourd’hui des milliers de Muses éparpillées dans tous les pays francophones. Manon ne craint-elle pas une dilution de ce lien, avec l’arrivée quotidienne de nouvelles personnes ?

« Peut-être que ça m’a fait peur au début, mais en même temps, dans mes ateliers, mes escapades, mes accompagnements privés, je suis à 200% là, les gens ont accès à moi… C’est ça aussi qui m’a aidée à relativiser les réseaux sociaux… La majorité de mon énergie, je la mets là où ça compte le plus, c’est-à-dire les gens avec qui je travaille… Ça c’est important pour moi… et puis que les gens se sentent accueillis, que ce soit chaleureux, c’est ce dont j’ai besoin pour moi d’abord et avant tout, c’est ce que j’aime… ».

« La communauté M comme Muses existe depuis 2009, avec des Muses qui me suivent depuis mes débuts, qui font les ateliers, les escapades etc… Je les vois comme des « fées marraines », qui sont là pour veiller sur les autres… Maintenant elles se répondent les unes aux autres, j’apprends à faire confiance à ça aussi ; j’ai une grande confiance en mes Muses, ce sont des personnes extraordinaires… Quand ça part d’un noyau solide avec cette notion d’amour-là et de confiance, c’est ok… » .

« J’apprends à naviguer avec ça… cette ouverture-là, cette confiance-là, et à me dire, « je ne suis pas obligée de tout faire, d’être là tout le temps, partout… Il y a des personnes extraordinaires qui sont là, et tout le monde grandit ensemble ».

« La communauté des Muses c’est ce qu’il y a de plus important pour moi parce qu’on grandit au contact les unes des autres… C’est la base de tout, de ce que je fais… Ma communauté était là dès le jour « un »… Sans les Muses ça n’existe pas, ça n’a pas de saveur, pour moi c’est comme une famille… ma famille c’est ce qu’il y a de plus important dans ma vie, puis il y a ma communauté des Muses… ».

« Donc le nombre de Muses, c’est pas important, quand les bases sont là pour dire « ici c’est un espace chaleureux, libre de publicité, avec du respect » ; j’émets le souhait que ça reste comme ça, peu importe la taille ».

« Et je vois en escapades, les anciennes sont là pour accueillir les nouvelles… Ça, j’ai envie de pleurer, je trouve ça tellement beau, ça me fait tellement chaud au cœur… Quand moi je ne suis pas disponible, il y a toujours une Muse qui l’est… « ça c’est ma paie »… c’est un peu comme quand on voit nos enfants grandir et qu’on se dit « oh mon Dieu ils sont bien élevés ! » (rires).

Oui, on se sent bien et en famille, dans cette si belle communauté.
Et on se sent bien auprès de Manon, mais l’entretien touche hélas à sa fin et pour conclure, je lui demande alors un dernier conseil, celui qu’elle prodiguerait à quelqu’un qui souhaiterait créer une vie professionnelle à sa propre image… Des mots qui ont pour moi valeur de précieux témoignage.

 

Avancer malgré la peur…

 

« La question première à te poser c’est, « en quoi tu crois ? »… C’est LA question fondamentale, celle qui te ramène à ton essence… Et c’est un filtre pour toutes tes prises de décision… Ensuite, il faut faire la paix avec le fait de ne pas savoir comment s’y rendre, comment ça va se réaliser… Personne ne sait… Et justement, le fait de ne pas savoir, ça ouvre beaucoup de portes… ».

« Le plus important est de prendre cette décision non négociable, et de tenir cette promesse envers soi… Ne pas bousiller ça avec toutes ses peurs, se dire, je ne sais pas comment ça va s’appeler, c’est pas important mais c’est ça que je choisis… c’est tout… ».

Et ne jamais cesser de créer : « plus tu crées, plus ton portfolio est important… donc on peut s’assurer que l’autre au bout du fil ait bien compris : « vous vous engagez à acheter ça »… et puis il faut être capable de refuser des contrats… ».

Enfin, « savoir bien s’entourer, être bien accompagnée… quand on a peur on a tendance à s’isoler, on se fige en dedans et c’est la mort… [c’est important de] se rendre compte que l’on n’est pas seule à vivre ça, tout le monde le vit… ».

« La différence entre ceux qui livrent et ceux qui restent paralysés : les premiers ont avancé quand même… il faut avancer malgré la peur, c’est juste ça… ».

Avancer malgré la peur.
Pour faire une œuvre de sa vie, en créant le meilleur de soi.

En conclusion,

Au-delà du plaisir immense que fût le fait de rencontrer Manon et passer avec elle ce temps de qualité, l’écriture de ces articles aura été pour moi une riche et belle expérience, qui m’aura fait grandir bien plus que je n’aurais cru.

Je pense avoir traversé une à une toutes les phases que m’avait décrites Manon, de la paralysie totale à la recherche de solutions « au plus près de moi », pour contrecarrer la pression (pourtant inutile, si on y réfléchit, mais on ne se refait pas)… Moi aussi j’ai déplacé les meubles, « mais pas que »… Croyez-moi sur parole, ces trois articles auront été écrits dans une incroyable diversité de lieux, situations et positions, en fonction des besoins qui se faisaient sentir sur le moment…

À l’heure où j’écris ces lignes, je m’aperçois que j’ai du mal à conclure… Non plus cette fois parce que les mots ne « couleraient » plus – ironiquement ils se bousculent alors que je m’apprête à les remercier -, mais parce que mettre un point final équivaut à ranger cette expérience parmi d’autres, dans les archives d’un proche passé…
Alors plutôt qu’un point, couperet bien trop brutal malgré sa rondeur affichée, après ces trois articles j’opterai pour finir, pour un trio de pointillés… pour que dans l’avenir nous puissions reprendre l’histoire, là où nous l’avons laissée…

 

Extrait du livre "Créer le meilleur de soi" par Manon Lavoie

©Manon Lavoie – M comme Muses

Merci de tout cœur Manon, pour ta profonde gentillesse, ta générosité et ton grand talent d’accoucheuse 😉
Et au bonheur d’une prochaine fois…

 

 

 


4 commentaires

marie · 27 avril 2018 à 10 h 26 min

Merci pour cette magnifique trilogie dans laquelle tu nous as emmené, non seulement à la rencontre de Manon, mais aussi dans ton propre cheminement. Il ne s’agit pas là d’une seule rencontre, mais de plusieurs, à la rencontre de multiples facettes de l’Être. Merci pour ce voyage si inspirant que vous nous avez offert toutes les deux. L’Âme agit…
Je te souhaite de continuer de te laisser porter par ce magnifique élan du cœur qui te guide si bien, à l’évidence…

    Carine Dumez · 27 avril 2018 à 10 h 48 min

    Oh ! Comme ton commentaire me touche et comme c’est bien résumé !
    Tu as très bien perçu l’essence de ce que j’ai essayé de transmettre… Merci beaucoup Marie, merci pour tes mots.
    Je pense qu’il n’y a pas de retour en arrière possible, une fois qu’on a commencé à écouter la voix de son cœur… alors, aventure à suivre…

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Comment j’ai rencontré Manon Lavoie… - COM' La Vie ! · 27 avril 2018 à 12 h 32 min

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