Qui ne connaît pas Manon Lavoie lève le doigt ! Fondatrice de « M comme Muses » et auteure du livre « Créer le meilleur de soi », cette belle âme inspirante est une de ces rencontres, que je n’oublierai pas. Et pour cause… Parfois, certains souvenirs précèdent leur existence. Comme s’ils étaient écrits, avant que tout commence. En marge de son portrait, livré dans un second article, voici l’histoire de ma rencontre avec Manon. Où la raison n’a rien à voir, car elle se fonde sur l’intuition.

L’écriture de portraits est un des exercices que je préfère et pourtant, plus d’une année se sera écoulée sans que je m’y adonne ou même que j’en ressente l’envie. Et sans besoin d’y réfléchir, cette pause involontaire m’apparaît tout sauf surprenante. Au cours de cette année pour le moins chaotique, il m’aura fallu lever tant de freins et franchir tant d’obstacles extérieurs comme intimes, que non seulement l’espace manquait pour satisfaire cet appétit, mais surtout j’en avais presque oublié les élans de mon cœur, délaissé malgré moi au profit de ma tête tournant à plein régime…

À l’heure où je m’élance vers une vie nouvelle si longtemps convoitée, libérée de ces poids qui m’écrasaient les ailes, je renoue avec moi à la faveur de l’accalmie et ce faisant, je retrouve peu à peu ce qui m’anime et me motive profondément. Le terme renaissance ne semble pas exagéré, et en ces circonstances sachez-le, la magie se déploie et convoque le hasard, pourvoyeur de beauté. On s’ouvre à des possibles qu’on n’avait jamais vus, la vie sème des indices comme des cadeaux inattendus, tels des murmures complices qui viennent nous souffler, « continue »
Parmi ces beaux cadeaux dont elle m’a gratifiée, la vie a mis sur mon chemin une Muse québécoise porteuse d’un doux prénom, dont l’inspirant parcours et la personne qu’elle est, ont su me rendre le goût d’esquisser un portrait. Son visage et son nom vous sont peut-être familiers. Que vous la connaissiez ou non, c’est pour moi une joie profonde et un vrai privilège, que vous la présenter. Mais avant cela j’aimerais vous raconter, comment j’ai un jour rencontré… Manon.

Il était deux voies…

Depuis longtemps je me passionne pour les histoires de vie, les itinéraires de chacun et les choix qui les déterminent, les points de bascule qui infléchissent nos destinées… Tout ce qui constitue notre « Légende personnelle », pour qui a lu Paulo Coelho dont le roman « L’Alchimiste » m’avait beaucoup marquée… [N.B. : tous les intertitres contenus entre guillemets, en sont extraits].

Ce qui me fascine plus encore, est la façon dont certaines trajectoires, longtemps indépendantes et parallèles, en viennent un jour à se croiser, en un temps et un lieu donnés. Parce que l’heure est venue et que de part et d’autre, les chemins respectifs auront permis que toutes les conditions soient réunies…

Rares et précieux sont ces rendez-vous de la vie marqués par l’évidence, qui à jamais marquent « un avant » et « un après ». L’histoire que je m’apprête à vous livrer est de celles-ci. Il s’en faudrait de peu pour que je l’introduise par « Il était une fois… », mais je vous épargne cette formule rebattue car ici tout est vrai, ce qui accentue la magie, « tous contes » faits.

« Chaque instant de quête est un instant de rencontre »

Manon Lavoie et « M comme Muses », je connaissais depuis des années, de longues années dont je ne saurais faire le compte et au cours desquelles je me suis bornée à suivre à distance, ce qui m’apparaissait comme un exemple inspirant sans que je pense le moins du monde, que des activités de cette nature puissent un seul jour me concerner : « La créativité ? Ah oui vraiment, c’est merveilleux et je l’admire ô combien chez les autres, mais clairement ce n’est pas pour moi ». Telle était ma conviction.

M comme Muses - Le bien-être par la créativité

©M comme Muses

Pourtant… Il y a cet article écrit par elle que j’avais lu et qui m’avait tellement touchée, au point que des années durant, j’en ai conservé le lien parmi les favoris de mon navigateur ; ces visuels inspirants que j’enregistrais à fréquence régulière – avant de connaître ce lieu de perdition qu’est Pinterest ! – et que j’installais en fond d’écran en guise de baume au cœur et de boussole pour l’âme, peut-être ; cette référence (« voir site M comme Muses !! ») griffonnée à la hâte sur un cahier oublié et plus tard retrouvé, sans pouvoir me souvenir ce qu’à l’époque je recherchais ; et plus récemment, mon premier voyage au Québec lors de l’été 2017, avec en amont et tout du long – parce que je préparais ma démission avec ma future vie en ligne de mire -, l’envie insistante de m’offrir en cadeau une « escapade » à ses côtés, sans qu’il me soit possible d’assouvir mon envie, à ce moment précis…

Autant de pointillés, invisibles à mes yeux alors rivés sur le chemin, mais dont je m’aperçois aujourd’hui en me retournant, qu’ils prennent forme cohérente une fois reliés les uns aux autres… Comme des jalons qui baliseraient l’itinéraire.

L’heure n’était pas encore venue mais en coulisses quelque part, cette rencontre se préparait déjà, sans que j’en sois consciente.

« Là où sera ton cœur, là sera ton trésor »

Entretemps, c’est par le biais des mots que j’ai entrepris de revenir vers moi, comme Manon en son temps, ainsi que je l’appris plus tard.

Depuis l’enfance j’avais toujours été une grande lectrice, éperdue d’admiration pour ces plumes inspirantes qui à l’appui de quelques phrases, m’offraient un ticket pour le rêve, les émotions et l’évasion. Sans préavis et sans motif, un beau jour j’ai commencé à écrire. Juste pour moi. Un peu comme Forrest Gump s’est un jour mis à courir. Juste comme ça.

Au cœur de la grisaille où je me débattais, les mots ont rallumé mon cœur éteint, attisé l’étincelle qui tout au fond couvait et sans même le savoir, j’ai découvert à travers eux un espace de liberté immense et tellement savoureux, qui à certains égards avait beaucoup à voir avec… la créativité. Mais un tel mot ne trouvait pas sa place dans mon vocabulaire. De fait je n’osais toujours pas me réclamer de ce terme, pensant qu’il était l’apanage d’une poignée d’élus et que mes timides expériences, teintées d’amateurisme et pour le moins approximatives, ne m’en rendaient pas digne (j’ai toujours aimé me mettre beaucoup de pression !).

Créative, moi ? Jamais. Mais qu’importe le nom que prenait cette activité, l’écriture est devenue pour moi tout aussi vitale que l’air filtré par mes poumons. J’ai peu de certitudes, mais je tiens pour certain que les mots m’ont sauvée, en m’extrayant d’une vie terne et insipide.
Et donc fort logiquement, en vertu de cette vérité, c’est par les mots et grâce à eux, que j’allais rencontrer Manon.

« Il n’y a qu’une façon d’apprendre, c’est par l’action »

En cette période de ma vie où je suis au défi d’inventer et créer mon avenir professionnel, j’ai ressenti le besoin viscéral d’élargir mes horizons, l’envie d’enrichir ma pratique d’écriture au moyen d’autres expériences créatives dans lesquelles jamais, je n’avais osé m’aventurer. J’avais déjà les mots, un goût pour la photo à laquelle je m’essayais de temps à autre ; j’avais envie d’images, de vie et de couleurs ! La peinture notamment m’attirait, mais je me demandais quoi faire et surtout, comment le faire ?!

Je me revois en ce début d’année 2018, évoquer mes élans naissants à une amie, tout en lui partageant ma frustration : « Tu vois, je sens que ça m’appelle, mais je ne sais pas comment m’y prendre… Je me sens totalement ignorante et je déteste cette sensation, c’est tellement désagréable »…

Je raisonnais encore à l’envers, soucieuse de performance et en proie à une quête esthétique, qui me paralysait et empêchait toute tentative.

Mais l’envie néanmoins était bien présente et sût se montrer la plus forte, de sorte que mon souhait ne tarda pas à être exaucé.

« Quand tu veux une chose, tout l’univers conspire à te permettre de réaliser ton désir »

Cette période coïncidait en effet avec la sortie française du premier livre de Manon, nouvellement publié. « Créer le meilleur de soi ». Un titre ô combien inspirant et en accord avec mes aspirations. Dans cette histoire diffuse, qui depuis des années me reliait à elle, un nouveau pointillé, à nouveau un jalon. Entretemps, diverses expériences m’avaient permis de comprendre quelques-unes des lois de la vie, dont celle-ci : « Quand ça résonne, ne te pose pas de questions et fonce ».
Je décidai de me procurer le livre. Sans doute avais-je déjà pressenti que beaucoup de réponses m’y attendaient. À peine l’ai-je tenu entre les mains, que j’ai compris quel allié précieux il serait, dans ce changement de vie tout juste entrepris.

Livre Créer le meilleur de soi par Manon Lavoie

« Créer le meilleur de soi » par Manon Lavoie (Éditions Druide)

Et de fait, comment vous dire… J’y ai trouvé tellement plus, que ce que je croyais chercher. Au-delà même du fait de me (re)mettre à créer.
Ce livre n’est qu’amour, il respire la douceur et crée le calme à chacune de ses pages, il inspire le meilleur sans artifices ni étalage, il est tout simplement vrai, sincèrement bienveillant et chaleureux. Et sans connaître Manon « pour de vrai » j’ai eu la certitude en le parcourant, que son livre bienfaisant était à son image. L’avenir allait me donner raison.

Depuis mon cœur lui tient une place à part, non seulement pour ce qu’il m’apporte, les fenêtres qu’il ouvre autour de moi et en dedans ; mais aussi pour ce qu’il porte à mes yeux d’essentiel, ce qu’il traduit si joliment, des deux versants d’un potentiel.

Pour Manon qui l’a écrit en y mettant le meilleur d’elle-même, ce livre est un splendide accomplissement, le fruit d’un cheminement riche de plusieurs années, la synthèse réussie de ce en quoi elle croit et met en œuvre dans sa vie propre et au profit de sa communauté… ses Muses, comme elle aime les (nous !) appeler.

Pour moi lectrice, « Créer le meilleur de soi » est tout à la fois une étincelle, une ouverture, le bonheur d’entrevoir un chemin possible et l’amorce d’une réponse à tant de mes questions.

Tout cela doublé d’une connexion avec son auteure, indéniablement. Difficile à traduire en mots. Comme une évidence, une reconnaissance du cœur traduite par une infinité de résonances, et ces heureux hasards qu’on nomme souvent coïncidences, sachant bien sûr qu’ils sont tout sauf cela… Jusqu’à ce nom dont la sonorité n’a pas manqué de me faire sourire, un jour où à nouveau je m’étonnais d’une synchronicité tout bonnement stupéfiante… Un nom qui semble dire, « Pssttt, regarde, c’est par là… ».

« Si tu améliores le présent, ce qui viendra ensuite sera également meilleur »

Alors je m’en suis allée voir par là, pour découvrir qu’à bien des égards moi aussi je m’y trouvais, dans cet espace de créativité que j’avais craint autant qu’envié, et dont j’avais toujours pensé « tout le monde, sauf moi »…
Avec délectation j’ai renoué avec les couleurs et les images, et surtout j’ai appris à délaisser la tête, pour revenir au cœur. Ouvrant ainsi la porte à des messages dont j’ignorais qu’ils étaient là, bien qu’ils sommeillent depuis toujours au fond de moi.
Et oui, de plus en plus, j’ai le sentiment de marcher sur ma voie… Le chemin s’éclaire peu à peu, le brouillard se dissipe et si des peurs persistent, j’apprends à avancer avec elles et à faire confiance, en ce qui adviendra…

Est-ce la fin de l’histoire ? Sûrement pas…

Tout juste un début. Une aube nouvelle, porteuse de belles promesses. Mais pour ce qui est de cet article rassurez-vous, nous arrivons bientôt au bout ! Je n’ai pas perdu de vue mon but initial, qui était de vous raconter comment Manon et moi avons fini par nous rencontrer… Nous y voilà.

Après ce rendez-vous manqué pendant mon été québécois, quelle chance y avait-il de croiser son chemin, moi dans mon coin de France et elle si loin là-bas ?

Les probabilités étaient infimes, et pourtant… Un jour où je lui partageais mon regret de n’avoir pu aller à sa rencontre au cours de mes vacances, les yeux écarquillés je lis sa réponse, où elle m’annonce sa venue prochaine en Europe… Dans deux villes proches de la mienne, qui plus est.

Ah ?! Euh… Youpi !!! Qu’elle est belle, la vie, lorsqu’elle devient si simple. Suffirait-il d’émettre un vœu pour se voir exaucée ? Interpelant… Désireuse peut-être d’en avoir le cœur net, je teste une seconde fois le concept, en sollicitant une entrevue dans le but d’écrire son portrait… « Ok »… Ah bah oui, donc ça marche vraiment, en fait (sourire)…

« Il existe un langage qui est au-delà des mots »

16 mars 2018…

Livre Paris 2018 Invitation

Livre Paris 2018

Dans le train qui m’emmène à Paris, les émotions affluent. Je ressens une impatience teintée d’une légère euphorie, mais prévalent surtout un sentiment de paix profonde, une joie sereine. Pour moi qui suis parfois anxieuse face aux échéances attendues, cette totale décontraction m’apporte la meilleure preuve, que je me trouve à la bonne place. Ce que « l’épreuve du réel » ne tarda pas à me confirmer, tant le premier contact fût fluide et naturel…
Si je me risquais à une comparaison – et même si je n’en ai plus l’âge depuis longtemps !! -, j’oserais l’image d’une lycéenne qui après plusieurs années rencontrerait enfin sa correspondante lointaine, avec qui les échanges se seraient jusqu’alors limités à la sphère virtuelle. C’est peut-être cela, la « magie d’Internet », dont je peste souvent contre les effets « moins désirables » mais dont je suis forcée de reconnaître qu’il abolit les distances et instaure de fait une complicité propice aux échanges vrais, sans besoin préalable de briser la glace ou recourir au protocole…

Et puis… Il n’est pas si fréquent qu’une personne soit en tous points, telle qu’on l’imaginait. Comme c’est bon d’être à ses côtés. Une présence douce et apaisante, une authenticité sans fards et cette constante bienveillance… Une profondeur qui n’exclut pas l’humour… voire même peut-être un petit grain de folie, que je n’ai pas eu le temps d’apprécier dans toutes ses dimensions mais qu’il me semble avoir décelé… C’est Manon comme je la connais. Juste une esquisse. Mais malgré le peu que je sais d’elle, je sais que j’ai vu l’essentiel.

« Si tu veux comprendre le mot bonheur, il faut l’entendre comme une récompense et non comme un but »

De ce moment précieux passé ensemble je n’en dirai guère plus, il est des joies que l’on préfère garder pour soi, bien au chaud à l’intérieur. Au rayon des petits bonheurs.

Mais je lui suis infiniment reconnaissante de m’avoir partagé son histoire avec tant de chaleur et de générosité. Je suis comme qui dirait, repartie avec de la matière !! Tout un défi, pour la rédactrice que je suis (sourire). Dans un second article indépendant de celui-ci, je vous invite donc à faire connaissance avec Manon Lavoie, pour celles et ceux qui ne la connaîtraient pas… Et pour les autres, nombreux-ses, qui la connaissent déjà, c’est un plaisir pour moi que de vous partager ses mots, dont beaucoup sans doute, feront en vous écho…

Rencontre avec Manon Lavoie à Livre Paris 2018Au regard de nos uniques parcours qui ont eu le bon goût de nous réunir un jour, ma conclusion ici – et elle est facile – tiendra en une seule lettre.

Un M qui se déploie en version majuscule.

Un grand M comme MERCI.
Un M qui sonne comme « AIME »…
Et à nouveau cela tombe plutôt bien,
Car cette douce injonction, c’est la quête de ma vie,
C’est l’histoire que j’écris.

« Si vous écoutez votre cœur, vous savez précisément ce que vous avez à faire sur terre. Enfant, nous avons tous su. Mais parce que nous avons peur d’être désappointé, peur de ne pas réussir à réaliser notre rêve, nous n’écoutons plus notre cœur. Ceci dit, il est normal de nous éloigner à un moment ou à un autre de notre Légende personnelle. Ce n’est pas grave car, à plusieurs reprises, la vie nous donne la possibilité de recoller à cette trajectoire idéale ».

[Paulo Coelho – L’Alchimiste]


4 commentaires

marie · 25 avril 2018 à 10 h 11 min

Merci Carine de nous partager cette délicieuse rencontre avec Manon <3 <3 <3
Que du bonheur à l'état pur !

    Carine Dumez · 25 avril 2018 à 10 h 33 min

    Tout le plaisir est pour moi, vraiment !! 🙂
    Merci à toi Marie ! :-*

Manon Lavoie, Faire de sa vie une œuvre… Œuvrer au cœur de l’Être… (Partie 1) - COM' La Vie ! · 26 avril 2018 à 9 h 01 min

[…] La rencontre fût telle que je l’envisageais, totalement fluide et naturelle, vibrantes de belles émotions. Avec pour moi le bonheur de constater, que la voix de mon cœur ne s’était pas trompée ; « what you see is what you get ». Il n’y a pas erreur sur la personne, celle que j’eus face à moi est bien la même qui transparaît, à travers ses écrits et ce qu’elle créée, tous ses partages et ce qu’elle fait. De la douceur, de l’authenticité, beaucoup de chaleur et de générosité… Le temps m’a paru court, tant on se sent bien à ses côtés… (De cette rencontre et l’importance qu’elle revêt pour moi, je vous en dis plus dans un second article disponible ici, si le cœur vous en dit). […]

Manon Lavoie, Faire de sa vie une œuvre… Œuvrer au cœur de l’Être… (Partie 2) - COM' La Vie ! · 27 avril 2018 à 9 h 33 min

[…] À l’heure où j’écris ces lignes, je m’aperçois que j’ai du mal à conclure… Non plus cette fois parce que les mots ne « couleraient » plus – ironiquement ils se bousculent alors que je m’apprête à les remercier -, mais parce que mettre un point final équivaut à ranger cette expérience parmi d’autres, dans les archives d’un proche passé… Alors plutôt qu’un point, couperet bien trop brutal malgré sa rondeur affichée, après ces trois articles j’opterai pour finir, pour un trio de pointillés… pour que dans l’avenir nous puissions reprendre l’histoire, là où nous l’avons laissée… […]

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