Fleur pétales roses
Jeudi soir… La semaine bien entamée, de même que le moral, qui surfe sur les crêtes d’un vague à l’âme trop bien connu…
Dans mon cycle de femme ce jour passe pour l’instant critique, celui où mes humeurs me rendent colère ou nostalgique, ou toute autre émotion pourvu qu’elle soit paroxystique… Voyage émotionnel entre des pôles aux antipodes, avec pour seule reliance, mon cœur de verre sous électrodes… Prêt à voler en éclats au moindre écueil, aussi vif et joyeux que s’il portait le deuil. L’heure n’est pas à la fête, que je le veuille ou non.
.
.

Dans la flamme vacillante des bougies, des airs de musique folk pour adoucir mes mœurs et me transporter loin, à des milliers de kilomètres ailleurs… Bon sang je me suis vraiment trompée de lieu de naissance, mon âme ne réside pas en France mais tout là-bas aux Amériques… Et ce Québec que j’aime tant… Elles claquent fort ces consonnes, et tout mon cœur résonne de ces accents aux échos familiers… Ça vibre en dedans, c’est un fait, mais pourquoi… je ne sais. Il y a des choses que la logique peine à expliquer, mieux vaut ne pas chercher. Aucun signe extérieur… Une vie antérieure ? Va savoir.

Français est mon palais en revanche ! Dans mon verre, un vin blanc frais me grise un peu, juste assez pour troubler mes yeux mais sans que je sache, si les vapeurs d’alcool sont seules en cause ou si ce trouble n’est qu’une des conséquences de mon humeur morose.
Assise face à l’écran je meurs d’envie d’écrire, libérer ces pensées qui bouillonnent sans répit, mais par où commencer… j’ai du mal à les suivre.
Je sens mon cœur entier, empli d’une sollicitude venue je ne sais d’où, et d’une gratitude qui m’émeut plus que tout. Envers ces femmes, que je connais ou non, issues de tous pays, de toutes générations, ces sœurs vaillantes, ces mères courage, ces solitaires un peu en marge, toutes unies sans parfois le savoir, unies vers celle… que toutes nous voulons être.

Femme libre et belle, aussi douce que rebelle, passionnée passionnante, inspirée inspirante, aimée autant qu’aimante, aimantée vers le seul but qui supplante tous les autres : s’incarner dans son potentiel, se déployer dans toute sa plénitude, et faire de cet accomplissement intime, une réussite universelle.


Femmes qui vous élevez de tout votre être, Muses qui témoignez de qui vous êtes, je vous aime d’un amour tendre. Vous me donnez les ailes qui par moments me manquent, vous me rendez la foi qui parfois me déserte, et vous me touchez droit au cœur, d’un seul battement de votre cœur immense.
Je mesure ma chance d’être à vos côtés, à mesure que j’avance.
Merci.


Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :