Il est grand temps de rallumer les étoiles

Allumer les étoilesFin d’année oblige, l’heure est propice aux bilans et les longues soirées d’hiver se prêtent bien à la lecture, alors laissez-moi vous raconter une histoire…
Je ne sais pas moi-même où elle commence ni comment elle finira, mais si vous consentez à me suivre je vous livrerai les mots tels qu’ils me viennent, et ensemble nous verrons bien où ils nous mènent.

Ceux qui parmi vous me suivent depuis quelques années via Facebook le savent : avant « COM’ La Vie ! », existait une page appelée « Allumer les étoiles ». Un nom qui m’avait été inspiré par la célèbre citation de Guillaume Apollinaire, « Il est grand temps de rallumer les étoiles« , et dont la sonorité poétique m’avait plu.
C’est beau, une étoile. Si comme moi vous appartenez à la tribu des rêveurs, des visions étincelantes vous apparaissent certainement à la simple évocation de ce mot enchanteur. Un mot saupoudré d’or et vibrant de silence, qui porte en son cœur toute la beauté du monde. Surtout, ce nom « Allumer les étoiles » me semblait traduire à merveille l’élan initial qui m’avait motivée à créer la page : le souhait de fédérer, autour de partages inspirants et positifs, une communauté d’âmes sensibles, en quête de pépites éclairantes et éprises comme moi de beauté et de magie.
J’aimais l’idée d’agréger autour de ce modeste projet, « ma » petite constellation d’étoiles. Je me figurais chaque membre de cette communauté comme l’un de ces astres lumineux, dont la présence venait éclairer mon ciel. Et vous avez été de plus en plus nombreux, à vibrer au diapason des fréquentes publications. J’en ai été tour à tour étonnée, sincèrement touchée, exaltée, et reconnaissante de ces chaleureux partages dont vous veniez me gratifier.

Oser croire en son étoile…

 

Et puis un jour, parce que la vie nous pousse sans cesse à grandir et transformer ce qui est, j’ai ressenti le besoin d’autre chose. Longtemps, je m’étais contentée de publier des citations ou textes inspirants, certes en résonance avec mes pensées profondes et mon évolution personnelle, mais dont je n’étais pas l’auteur et cette pensée me chagrinait. A celles et ceux qui s’exclamaient, en apprenant le nombre de « fans » présents sur la page (près de 1700 à cette époque) : « mais rends-toi compte, c’est énorme ! », je répondais que le mérite ne me revenait pas, puisque les mots auxquels vous vous montriez sensibles, n’étaient pas les miens. Moi qui avais toujours dit à qui voulait l’entendre que je souhaitais écrire, je ne pouvais plus rester sourde aux aspirations de mon âme, qui m’exhortait à sortir de ma coquille et à braver ma peur, pour donner à voir un peu plus de mes propres couleurs.
Et puis, arrive un moment où il faut faire preuve de cohérence : au travers de ce que je vous partageais, je ne cessais de vous rappeler combien chacun porte en germe un potentiel à révéler, avec le souhait que vous puissiez trouver au creux de ces mots, force et courage pour aller vers votre vie rêvée. Mais où en étais-je, moi, avec le fait d’oser ? Pour que les mots ne demeurent pas de vaines paroles, il était temps d’y joindre le geste. Et c’est ce que j’ai fait. Pétrie de trac, mais certaine qu’il le fallait. Et la vie m’a donné raison.

« Que faire de ma vie ? Y multiplier les moments où la question ne se pose pas »

 

A l’heure où j’effectue le bilan de mon année 2016, je suis presque incrédule mais surtout emplie de gratitude.
Gratitude pour les magnifiques rencontres qui l’ont jalonnée, les expériences nouvelles qui m’ont façonnée, et pour ce que la vie si généreuse, a jugé bon de me donner.
Interview radio Aurélie PérezAu cours des 12 mois écoulés, j’ai surmonté quelques-unes de mes peurs, pour écouter mon cœur et le suivre, là où depuis toujours et en secret, il sait vouloir aller. C’est à lui que je dois mes joies les plus intenses et mes plus beaux partages. Désormais je le sais pour l’avoir vécu : quand on saisit sa chance, on rencontre parfois l’inespéré.
Cette année, des aventures multiples se sont succédé, dont certaines m’ont transportée comme jamais. Cadeau servi sur un plateau : je me suis improvisée animatrice radio et je me suis régalée, à écouter ces autres se raconter dans l’intimité du studio. J’ai eu la délicieuse et inédite sensation de trouver ma voie, en libérant ma voix et celle des autres. Cerise sur le gâteau : j’ai enfin créé ce site auquel je pensais depuis des années – et dont la page Facebook, désormais rebaptisée, porte aujourd’hui le nom. Grâce à lui j’ai croisé le chemin de personnes rares à l’âme belle, qui ont attisé en moi l’inspiration et m’ont rendu confiance en mes dons.
A travers ces expériences, je me suis parfois senti pousser des ailes et j’ai goûté combien c’est bon de vivre dans l’instant, tout simplement. Furtivement mais intensément, j’ai renoué avec la joie pure, celle que je connaissais enfant quand j’étais dépourvue d’armure.

Sur un plan plus personnel, j’ai mesuré combien la vie nous change. J’ai perdu de vue des amis, redevenus simples connaissances jusqu’à disparaître tout à fait, pour certains. Et c’est pas grave. J’ai retrouvé des amis d’enfance, avec qui j’ai refait connaissance, on a parlé de tout, de rien, on s’est quittés sans promesse de lendemain. Et c’était bien. Le cœur débordant de larmes, j’ai dû laisser partir un être cher, qui poursuit sa vie à des kilomètres ailleurs. Et si le manque revient parfois me visiter, j’ai découvert que l’on pouvait survivre à l’absence. J’ai apaisé certaines de mes souffrances, appris à me faire plus confiance. Et c’est tant mieux.

Les Ateliers du Caméléon - Marie Guibouin
Photo ©Marie Guibouin

Je me suis aventurée dans des activités nouvelles, j’ai exploré ma créativité pour des journées plus colorées. J’ai repris goût à la photo, que j’avais trop longtemps délaissée, posé un regard neuf sur ce qui m’entourait. J’ai découvert la joie de danser, que dis-je… de groover !!
J’ai appris à m’aimer davantage et à ouvrir mon cœur, pour aimer mieux et plus, les gens qui m’entouraient. Sans attentes. Sans promesses. Mais avec la conscience aiguë qu’il faut profiter pleinement de ce qui nous est offert, sans projections futures ni regards en arrière.

Une nouvelle page à écrire…

 

Aujourd’hui, je vois plus clairement mon avenir se dessiner. La porte est entrouverte, ne reste plus qu’à la pousser.
Ces mots qui depuis toujours dansent dans ma tête, ils sont comme l’air que je respire, ils me sont nécessaires. Ma vie passera par eux, et j’ai compris comment les mettre au service de projets porteurs de sens.
A vous tous, qui chercheriez une plume sensible pour écrire vos instants précieux, garder trace de vos souvenirs au travers d’un récit ; à vous entrepreneurs, qui souhaiteriez traduire en mots le cœur de votre activité, vous présenter tels qu’en vous-mêmes en toute authenticité, je proposerai cette année des offres ciblées pour rencontrer vos attentes. C’est pour moi un grand pas en avant que de l’écrire « noir sur blanc », cela m’engage et je ne pourrai plus faillir ou reporter sans cesse, au prétexte que je ne suis pas prête. Car j’ai compris et accepté une chose : on n’est jamais vraiment prêt, et au final peu importe. L’essentiel est d’avancer.

Comme des mots qui resteraient au bord des lèvres, je suis longtemps restée en bordure de mes rêves. 2016 m’a permis de m’en rapprocher, au terme de 2017 certains seront je l’espère, devenus réalité.

ET VOUS ?
Quel bilan dressez-vous de votre année 2016 ? Quels sont vos souhaits pour 2017 ?

Pour l’année à venir si nous ne formulions qu’un seul souhait, il pourrait être celui-ci : continuons à explorer la poésie de la vie, qui est décidément bien belle, quand on en connaît le prix.

2 réflexions sur « Il est grand temps de rallumer les étoiles »

Laisser un commentaire