La vie en Groove avec Nathalie Petitclerc

Accro à la danse depuis toujours, passionnée par les relations humaines et le développement personnel, Nathalie Petitclerc a trouvé dans le Groove Dance, la parfaite synthèse permettant de concilier ses domaines de prédilection. Dans son rôle de « Coach facilitatrice » en Groove, elle vous emmène dans un voyage musical propice au lâcher-prise et aux explorations intérieures. Suivez le guide !

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Nathalie Petitclerc, Coach facilitatrice en Groove Dance

Le hasard – qui n’existe pas, comme chacun sait – a voulu que nous nous retrouvions dans le bar d’un hôtel lillois étoilé. Un lieu calme et feutré choisi pour son atmosphère propice aux échanges, mais aussi – comme je l’apprendrai ensuite – un décor on ne peut plus familier pour elle, qui a travaillé huit années durant dans l’hôtellerie de luxe.

Dans cet espace privilégié et préservé des tumultes de la ville, le rapport s’établit sur d’autres bases que celles des séances de Groove auxquelles j’assiste depuis septembre, et j’ai plaisir à découvrir une autre facette de la coach. Il émane d’elle une grande douceur alors qu’elle retrace son parcours et me partage sa passion, en même temps que transparaît en filigrane un authentique amour de l’autre… Sans aucun doute sa caractéristique majeure, et le moteur qui a présidé à chacun de ses choix de vie. Zoom sur l’itinéraire d’une coach au grand cœur.

Nathalie Petitclerc est Coach facilitatrice en Groove dance, et anime des séances en métropole lilloise depuis novembre 2015. Une activité qui suscite encore des réactions intriguées et pour cause, puisqu’elle est à ce jour la première et la seule en France à avoir importé le concept, né il y a une dizaine d’années aux Etats-Unis. Autant dire que le défi est de taille, à la hauteur du potentiel que revêt la discipline.

Le Groove Dance, une pratique à mi-chemin entre la danse
et le développement personnel

 

Alors le Groove, késako ? Une pratique de danse à la portée de tous, alliant tous les styles musicaux. Sur la base de deux à trois pas très simples proposés par la coach, chacun des « groovers » explore ensuite librement le mouvement, selon son propre style, sa personnalité et l’humeur du jour… Unité dans le mouvement, liberté dans l’interprétation, telle est la définition du Groove. Si la détente et le lâcher-prise sont au premier rang des bénéfices, une pratique récurrente permettra de développer une meilleure estime de soi, une aisance relationnelle accrue et amènera à se détacher du regard d’autrui… A ce titre le Groove Dance constitue, comme le souligne Nathalie, « une première entrée dans le monde de la danse alliant le développement personnel ».

Un concept qui avait tout pour me séduire et dont je suis devenue addict dès la première séance. Les effets sont semble-t-il irréversibles (sourire). De fait, ajoute-t-elle, « il n’y pas de juste milieu avec le Groove, les gens vont soit adhérer totalement, soit pas du tout ». Elle aime ce côté clivant.

Elle-même a accroché sans réserve dès son premier cours, expérimenté dans un parc au cœur de Montréal, au Québec. Un déclic sur lequel je reviendrai, et qui a été précédé par bien des signes avant-coureurs.

La musique et la danse, comme des piliers de vie

 

La danse a toujours fait partie de sa vie. Dès l’âge de 6 ans, elle suit des cours – modern jazz et danses de salon notamment – et s’imagine volontiers professeur de danse une fois « grande » : « mais la danse au sens chorégraphiée », sourit Nathalie, soit un style aux antipodes de ce qu’elle propose aujourd’hui.

Petite fille timide et introvertie, très sérieuse et appliquée, elle trouve dans la danse un mode d’expression qui lui procure une vraie liberté et dont la dimension artistique lui plaît. L’appartenance à un collectif également, vient nourrir son goût du partage.

Il s’écoulera néanmoins plusieurs années avant que la petite fille devenue grande, trouve l’élan de se lancer et remette la danse au cœur de sa vie, au profit des autres.

Entretemps, elle cherche sa voie. Décroche un bac scientifique, sans conviction et sur le fil, après avoir consenti un maximum d’efforts pour ne pas avoir à redoubler : « c’était à l’opposé de ce que je pouvais aimer, mais en même temps, et c’est aussi un de mes traits de personnalité, j’arrive toujours à atteindre l’objectif que je me suis fixé ». L’objectif est d’en finir très vite avec ce cursus imposé, pour prendre une orientation plus conforme à ses aspirations.

Des voyages lointains au voyage intérieur

 

Le bac obtenu, elle se questionne toutefois sur la suite possible : « je ne savais pas ce que je voulais faire, j’aimais les langues, les voyages, j’avais un goût pour les beaux hôtels… Je me suis dit que je pourrais m’épanouir dans le tourisme et l’hôtellerie ». Après une première année en Langues Etrangères Appliquées, elle valide à Chambéry une Licence en Management hôtelier.

Elle décrète alors que les études sont finies pour elle : « j’en avais marre, j’avais envie d’être dans la pratique ». S’enchaînent une succession de stages en France et à l’étranger, bientôt écourtés par un besoin de stabilité. C’est le début d’un épisode de 7 ans à Paris, « sept longues années » dans cette ville « pas faite pour elle », où elle vivra néanmoins sa première expérience professionnelle significative et connaîtra son premier déclic.

Au sein de l’hôtel 4 étoiles où elle travaille alors, elle gravit très vite les échelons et se retrouve à moins de 25 ans assistante chef de réception, à la tête d’une équipe d’une vingtaine de personnes. Un bon souvenir : « Je me suis éclatée dans mon rôle de manager, et j’ai pu me découvrir des prédispositions pour le coaching et l’accompagnement ». Car Nathalie n’a pas seulement l’oreille musicale, elle se distingue aussi par sa qualité d’écoute et sa propension au dialogue : « j’ai toujours été l’oreille attentive de mes équipes ; mon but était de les fédérer, créer une cohésion, mais j’avais à cœur de les pousser individuellement à aller vers où ils avaient envie d’aller ».

Du management d’équipe au coaching,
une transition logique et sans fausses notes

 

Elle pressent que son épanouissement professionnel passera en partie par là, mais il manque encore des pièces au puzzle. Désireuse de faire évoluer sa carrière et estimant avoir fait le tour de son poste, elle candidate dans beaucoup d’établissements mais ne voit pas aboutir ses démarches : « j’étais toujours dans les deux derniers candidats retenus mais jamais prise, j’avais une confiance qui restait à consolider et je pense que ce déficit se traduisait malgré moi ».

Suit une période d’introspection et une réflexion sur une possible reconversion.
A la même époque, son père entreprend une formation pour devenir coach, le projet intéresse Nathalie qui tend l’oreille mais peine encore à s’y projeter totalement. Une séance de channeling viendra confirmer son pressentiment. A la sortie, plus aucun doute ne subsiste et tout lui apparaît clairement : « je me suis dit, c’est exactement ça, j’avais toujours été dans l’écoute, désireuse d’amener les gens à s’améliorer, à être mieux ; j’avais plein de prédispositions pour ça et j’ai senti que ce projet vibrait en moi, j’avais besoin d’y aller ».

Elle s’inscrit donc à l’Institut des Neurosciences Appliquées à Paris, pour une année de formation au cours de laquelle elle se sent « pousser des ailes » et dont elle sort certifiée avec une mention très bien.

Elle débute dans l’accompagnement, tout en poursuivant son activité dans l’hôtellerie : « je sentais que mon projet n’était pas encore mature, il manquait des choses ; j’avais envie de me plonger dans une autre vision du métier, dans un pays autre que la France ».

Une expérience québécoise propice au déploiement

 

A 28 ans, elle décide de s’envoler pour le Québec, souvent considéré comme précurseur en matière de développement personnel, et où le coaching est monnaie courante. Munie d’un Permis Vacances Travail (PVT), elle s’installe à Montréal pour un an, avec la volonté de compléter son cursus. Légère déconvenue, le PVT ne lui permet pas de s’inscrire à des formations. Qu’à cela ne tienne, elle entreprend un travail aux côtés d’une coach locale, pour clarifier son propre projet et s’inspirer de ses méthodes, dont elle est à la fois la bénéficiaire et l’observatrice.

Pour subvenir à ses besoins, elle accepte parallèlement un poste de manager à la tête d’un service d’entretien ménager, qui la confronte à un double challenge. On lui donne pour mission de « dépoussiérer » les méthodes de management, d’instaurer des procédures et structurer un service où la formation et l’intégration des nouveaux personnels reposait jusqu’alors exclusivement sur l’oralité. L’équipe multiculturelle qu’elle encadre, se compose de nombreux immigrés dont beaucoup jouissaient de statuts sociaux valorisés dans leur pays d’origine (vétérinaire, journaliste,…) et se trouvent désormais assignés à des tâches d’entretien. « C’était donc un sacré challenge, avec une question centrale : comment leur apporter la motivation au quotidien pour assurer leur mission ? », précise Nathalie.

La révélation du Groove, ou la pièce manquante…

 

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Danser sa vie, la musique au cœur

Contre toute attente, c’est le Groove Dance qui lui apportera la clé et lui permettra de relever le défi. Quelques temps plus tôt, sa colocataire l’a entrainée à une séance en plein air au sein d’un parc de Montréal, afin d’essayer cette nouvelle pratique de danse. Nathalie est d’abord intriguée, puis immédiatement conquise : « L’éclate totale », se souvient-elle. Dans la foulée, un atelier animé par Misty Tripoli, créatrice du Groove Dance, achève de la convaincre : « Ça a été une révélation, c’était exactement ce que je voulais faire et la meilleure façon pour moi d’intégrer la danse dans ma vie professionnelle, en y alliant le développement personnel ».

Elle s’inscrit à une formation, dispensée par le « Master trainer » local. Les premiers bénéficiaires de son nouvel apprentissage seront donc les membres du service d’entretien qu’elle manage : « tous les matins, je mettais la musique et on dansait ». Une expérience parmi les plus belles qu’elle ait vécues.

Puis elle intervient pendant plusieurs mois dans des centres communautaires, où elle anime des séances avec sa colocataire, elle aussi formée au Groove.

L’aventure du Groove en France

 

En 2014, Nathalie est de retour en France, avec l’envie de poser ses valises. Pendant un temps, elle met volontairement sa vie professionnelle entre parenthèses, afin de donner naissance à son petit garçon et être pleinement présente et disponible pour ses premiers mois de vie. Alors que revient le besoin de s’occuper de ses projets personnels, elle initie des démarches visant à faire connaître le Groove Dance au public nordiste. Une première séance a lieu le 14 novembre 2015, elle est suivie d’une seconde un mois plus tard. En janvier 2016, les séances deviennent hebdomadaires, avec un groupe constitué et pérenne. Depuis, l’aventure continue et prend de l’ampleur

Nathalie propose aujourd’hui des séances tant au public adulte qu’à destination des enfants. Avec un même plaisir, malgré des approches sensiblement différentes.

« C’est plus facile avec les enfants, ils sont plus spontanés, en tout cas jusqu’à un certain âge ». Elle a été surprise de constater que le regard de l’autre peut déjà constituer un frein très jeune, dès l’âge de 8-9 ans. « Mon souhait serait de les aider à s’[en] affranchir, et contribuer à ce qu’ils deviennent de futurs adultes plus affirmés et confiants ».

Avec les adultes, elle se trouve confrontée à « un challenge supplémentaire », dans le fait de parvenir à « faire décoller le groupe à chaque séance », en dépit des limites propres à chacun. Pour y parvenir, elle s’appuie sur un enchaînement de musiques qui ne résulte pas du hasard, mais amène à un lâcher-prise progressif qui autorise ensuite une exploration plus intérieure.

« C’est ce que j’aime dans le Groove et ce que je prône : c’est un voyage ». De fait, chacun y trouvera ce qu’il vient y chercher, et ce dont il a besoin en fonction du stade où il en est dans sa vie : une activité sportive, un exutoire favorisant le lâcher-prise, ou encore une voie d’accès vers des émotions ou aptitudes enfouies et prêtes à émerger. « Au fil de l’année je vois des personnes qui se dénouent, qui se lâchent au fur et à mesure, c’est beau ».

On la sent sincèrement touchée à l’évocation de cette idée et je le suis aussi. Pour le vivre de l’intérieur depuis le début (récent) de ma propre pratique, je ressens profondément combien le Groove Dance est un puissant vecteur de liberté, de créativité et développement de soi.

Alors pour qui serait tenté(e) d’essayer, ne vous privez pas de ce voyage.
Nathalie saura vous faire voir la vie en Groove.

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« Strike a pose » : une équipe d’heureux groovers

EN SAVOIR PLUS :

Séances pour adultes :

  • Le Lundi soir, de 19h à 20h. Auberge de Jeunesse de Lille, 235 Boulevard Paul Painlevé. 59800 LILLE (Métro Porte de Valenciennes).
  • Le Mercredi soir, de 19h30 à 20h30. Baisieux (59780), Salle Manoir Ogimont (en face de la mairie).

Séances pour enfants :

  • Les Mardis et Jeudis pour les Temps d’Activité Périscolaire dans les écoles.
  • Le Mercredi de 16h à 17h au Centre social de l’Orée du Golf, 59290 Wasquehal (7-12 ans)
  • Le Vendredi de 17h30 à 18h30 pour les 6-9 ans et de 18h30 à 19h30 pour les 10-14 ans au Centre social Boilly, 59200 Tourcoing.

Séances de Groove en entreprise,
Et pour le fun, enterrements de vie de jeune fille « Spécial Groove » pour se détendre et se lâcher entre copines !

CONTACT :
World Groove Movement Logo> Nathalie Petitclerc : nathalie.petitclerc(at)gmail.com ou 07.82.24.03.78.
> Facebook : Groove France  et/ou Nathalie Petitclerc Coach-Groove.

> World Groove Movement : http://theworldgroovemovement.com/