Emmeline Sion, la créativité au service de la vie

Pour cette ancienne architecte, créer est une seconde nature. Il suffit de la rencontrer et l’entendre raconter son incroyable parcours de vie, pour comprendre que sa sensibilité, sa passion pour toute forme d’art et son amour des autres, ne pouvaient trouver meilleur vecteur d’expression que « Les ateliers de la créativité ». Un projet qu’elle a imaginé et grâce auquel elle aide chacun à renouer avec son élan créateur, pour devenir architecte de sa vie.

Emmeline Sion, Les ateliers de la créativité
Emmeline Sion, par ©Raynald Vasseur

Dans une ancienne vie, elle était architecte. Après 8 années passées à concevoir et construire des bâtiments, Emmeline a posé d’autres fondations : celles d’une vie qui lui ressemble et qu’elle habite pleinement, en mettant en œuvre la vaste étendue de ses talents. La symbolique est belle. L’histoire aussi.

Une heureuse reconversion qui ne s’est pas faite en un jour et résulte d’un riche parcours jalonné de remises en questions et de défis personnels. Pour Emmeline, « derrière chaque grande peur, il y a une envie profonde ». C’est avec cette lucidité doublée d’un indéniable courage, qu’elle a fait le choix d’avancer :  « Mon credo c’est, j’ai peur, mais je le fais quand même », sourit-elle.

« Derrière chaque grande peur, il y a une envie profonde »

 

Oser, surmonter ses peurs pour se reconnecter à soi et rencontrer sa vocation. S’il existe un chemin vers le Bonheur, sans doute passe-t-il en partie par là…

Formée en Belgique aux outils de l’art thérapie, Emmeline a renoué avec son propre chemin et est aujourd’hui accompagnatrice en ateliers de thérapie créative.
Autour d’activités comme le dessin, le collage, le théâtre, l’écriture ou encore la voix, elle propose des séances ludiques et ressourçantes, où peut germer en confiance, la graine d’artiste qui sommeille en chacun.

Aucun pré-requis nécessaire si ce n’est l’envie d’explorer et lâcher prise
L’objectif est avant tout de savourer un moment de détente, dont les bénéfices excèderont toutefois largement le cadre de la séance. Parce qu’ils permettent d’extérioriser ce que bien souvent nous maintenons enfoui à l’intérieur, chaque atelier aide à se libérer et à retrouver confiance en soi.

Les ateliers de la créativité, Inspiration
S’ouvrir à la magie…

« Une pause créative, sur le chemin du Bonheur »

 

Pour avoir eu la chance d’expérimenter un atelier aux côtés d’Emmeline, je peux témoigner qu’ils procurent un véritable bien-être et des effets secondaires plus que désirables (sourire).
Une heure et demie de pur plaisir où mes expérimentations parfois maladroites ont été accueillies en toute bienveillance et avec une totale absence de jugement. La qualité esthétique n’entre pas ici en considération, et pour la perfectionniste que je suis, quelle libération ce fût que de ranger au placard mon esprit critique, même s’il ne m’a pas été facile de me défaire de ce mauvais penchant…
A travers les activités successives, j’ai progressivement délaissé l’armure pour m’ouvrir à des explorations d’une grande richesse, qui m’ont permis de déposer certaines de mes peurs, limites et autres émotions encombrantes et invalidantes…
Quelques réels déclics donc, au terme de cet atelier, qui a su réveiller ma créativité en berne et m’a donné l’envie de poursuivre mes explorations.

Pour vous qui êtes en quête d’authenticité et d’un retour à votre essentiel, je ne saurais trop vous conseiller ce beau rendez-vous avec vous-même.

Parce que nul n’est si bien servi que par « soi m’aime », faites-vous ce cadeau d’une « pause créative, sur le chemin du Bonheur« .

A voir Emmeline si radieuse et épanouie aujourd’hui, il ne fait aucun doute que le chemin mérite mille fois d’être emprunté…

Retrouvez les Ateliers de la créativité :

Sur le web : http://lesateliersdelacreativite.com/
Sur Facebook.

N’oublie pas que tu vas mourir

Ciel étoilé, par ©Xiaohua Zhao
Ciel étoilé, par ©Xiaohua Zhao

Hier, j’aurais pu mourir.
Ne vous y trompez pas. Ce n’est pas une formule rhétorique ou un habile teasing pour capter l’attention. Encore moins une manœuvre pour éveiller la compassion.
Littéralement, je me suis trouvée à deux doigts de connaître un destin funeste.

De la façon la plus stupide qui soit.
Après un agréable début de soirée tu rentres à pied chez toi, à la nuit tombée.
Alors que tu empruntes un passage piéton – après avoir attendu que le « petit bonhomme » passe au vert, j’ai été bien éduquée ! – un fou furieux au volant de son bolide lancé à vive allure, déboule d’on ne sait où et manque de te percuter…
La voiture a fait une embardée pour m’éviter. Je l’ai sentie me frôler. Un seul pas de plus et c’eût été le choc, inévitable et violent. Sans doute fatal.

La scène s’est déroulée en moins de quelques secondes et m’a laissée pétrifiée. Révoltée face à une telle inconscience, et tremblante, à l’idée de ce qui aurait pu se produire. Le cœur battant à mille à l’heure.
Mon heure n’était pas venue, mais c’était un sérieux signal d’alarme. Pas le premier, du reste.

Saisir le sens caché des choses

J’ai poursuivi mon chemin quelques centaines de mètres, sentant monter en moi une détresse profonde, une solitude infinie. Le contrecoup.
« J’aurais pu mourir », me disais-je, « et personne n’en aurait rien su ». « J’aurais pu mourir, et qu’aurais-je laissé derrière moi, hormis des possessions matérielles et quelques souvenirs fugaces dans l’esprit de certain(e)s, vite effacés par le temps ? »

J’ai atteint un banc sur lequel je me suis effondrée, et les sanglots sont venus, de plus en plus forts.
J’étais là, près de ce parc plongé dans l’obscurité, sans autre compagnie que celle des passants qui parfois, me jetaient un regard en poursuivant bien vite leur chemin. « C’est tellement mystérieux le pays des larmes », écrivait Saint-Exupéry, ça fait peur.
Besoin de partager mon angoisse, d’entendre une voix réconfortante et de remplacer ce goût amer, par la douceur de l’amitié.
J’ai pris mon téléphone. Au bout du téléphone, personne.

Comment fait-on pour trouver l’apaisement en pareille circonstance ?
Je ne sais pas. On fait de son mieux. On fait comme on peut.
On se dit que la vie ne tient qu’à un fil, et qu’on ressort grandie de telles situations.
On se dit que tout a un sens, et que ce sens caché nous apparaîtra plus tard.
On tente de décrypter le message, sans comprendre tous les maux…
On écrit, pour que la peine s’évacue par les mots.

« Combien as-tu aimé ? »

Que m’a appris cet épisode ?
Il est trop tôt encore pour le dire. Il me faut digérer pas mal de choses, accepter ce qui est, et renoncer à changer, ce(ux) que je ne peux changer.
C’est bien cela que disent les sages, non ?

Et puisqu’un sursis m’est accordé, puisque la vie continue, à moi d’en faire quelque chose qui ait du sens.

Combien parmi nous sont capables de dire, qu’ils pourraient partir demain avec le sourire ?
Si je devais mourir demain, je ne veux pas quitter ce monde avec des regrets.
Je veux ressentir le bonheur de l’accomplissement et la joie d’avoir vécu dans l’amour. Celui donné, et celui reçu en retour.

De plus en plus nombreuses sont les personnes qui expérimentent une mort clinique et en reviennent – ce qu’on appelle communément une NDE, « Near death expérience » ou « Expérience de mort imminente » en bon français. L’une d’elle témoigne qu’une fois arrivée au bout de ce fameux « tunnel » si souvent décrit dans les récits, un être lumineux lui a posé cette question : « Et toi, combien as-tu aimé ? ».

Que l’on soit ou non ouvert à cette dimension – dont je conçois qu’elle puisse être difficile à appréhender pour bon nombre de gens -, la question centrale pour chacun de nous, est bien celle-ci.
Le pourquoi d’une vie.
S’il y a une raison d’être à notre présence sur terre, quelle autre raison que l’amour ?
C’est sans doute cela qu’il nous faut incarner.

Et c’est le message que je veux délivrer.

Et vous, quel sens souhaitez-vous donner à votre vie ?

Just Love