Marie Guibouin, le Caméléon de l’Image

« Artiste à multiples facettes, sujette au grain de folie et accro aux défis ». La présentation est forcément restrictive mais voici esquissée en quelques mots, une fée magicienne nommée Marie Guibouin. Sa soif de vivre et sa palette de talents, Marie les met au service de son projet « Caméléon de l’image », un blog où elle partage son regard sur le monde, et vous invite à développer le vôtre. Voilà qui donne matière à discussion, et c’est donc tout naturellement que je l’ai sollicitée pour une interview… épique !

Marie Guibouin en studio
Un dialogue sans filets… mais tout sourire.

Comment vous parler de cette interview avec Marie !?
Difficile de poser des mots sur cette expérience truffée de péripéties et riche d’enseignements.

Pour introduire l’entretien, j’aurais aimé écrire un article de type « portrait », comme je le prévoyais au tout début de cette aventure.
Mais force est de reconnaître que les multiples rebondissements qui se sont succédé, et le retard de publication qu’ils ont entraîné, ont un peu entamé ma confiance.

Alors voilà, je vous livre mon ressenti comme il vient et vous laisse découvrir Marie à travers ses propres mots, certaine que sa vivacité et sa joie de vivre vous séduiront.

Quand le sort s’acharne…

Au départ, une belle idée qui s’impose d’elle-même, comme une évidence. Dans le cadre d’une émission radio axée sur la thématique du regard, je souhaite recueillir le témoignage de cette joyeuse artiste férue d’image(s), et qui a su s’affranchir du regard des autres pour façonner son parcours, selon ce que lui dictait son cœur…

Suivre les élans du cœur, se fier à l’intuition, prendre la vie comme elle vient, lâcher prise…
Mes aspirations du moment, trouvaient dans la perspective d’une entrevue avec Marie, une résonance et l’occasion d’être éprouvées. Par « éprouvées », j’entendais alors « expérimentées », « ressenties ». J’ignorais que la deuxième acception du mot finirait par l’emporter, tant l’aventure s’est apparentée à une mise à l’épreuve.

Acte 1. Privées d’antenne.

Zoom sur les mains
©Marie Guibouin

Rendez-vous est pris courant juin, pour enregistrer en studio et dans les conditions du direct, cet entretien destiné à être diffusé sur les ondes dès le lendemain.
A contre-courant de mes habitudes, j’arrive sans réelle préparation, ou en tout cas sans une trame de questions pré-établie. Démarche volontaire, dans le sens d’un premier lâcher-prise : faire taire pour un temps un perfectionnisme paralysant, pour appréhender l’interview comme une conversation à bâtons rompus, où nous pourrons toutes deux rebondir sur ce qui se présentera…

Ce dialogue sans filets sera savoureux, complice et léger.
A la sortie du studio, Marie et moi avons hâte d’entendre le fruit de nos échanges et promettons de nous connecter le lendemain.
Le fichier audio devait connaître un autre destin : de diffusion, il n’y eût point.

Point à la ligne, je ne m’appesantirai pas sur les causes de ce « silence radio », qui je l’avoue, m’a laissée agacée et déçue. Désolée surtout vis-à-vis de Marie, qui m’a consacré du temps pour récolter… (hum)… du vent.

Bon qu’à cela ne tienne, nous avons beau être privées d’antenne, une diffusion reste possible grâce au web. Il me faut juste récupérer le fichier, et le tour est joué.

Acte 2. Mauvaises ondes.

Ce ne fût pas vraiment un jeu d’enfant.
Le fichier me parvient, rapidement j’en conviens,… mais amputé d’une bonne partie de l’entretien.
« La faute à pas de chance », le transfert a partiellement échoué. Ma déception, elle, est tout sauf partielle. Je commence à me demander quel message – plus ou moins subliminal ?! – m’est adressé à travers ces mésaventures… Mais à quoi bon pester ou maudire le sort, cela ne résout rien alors… on rejoue la scène une fois encore.
Same player, play again !

Le fichier – cette fois entier – me parvient une semaine plus tard, mais il s’écoulera encore du temps pour que je puisse le rendre disponible à l’écoute, et rédiger cet article destiné à l’accompagner…
Beaucoup trop de temps à mon goût, puisque dans cet intervalle, les ateliers de photographie intuitive évoqués par Marie au cours de l’entretien, auront déjà débuté… (Mais réjouissez-vous, plein d’autres sont à venir et il reste sans doute une place pour vous !!).

Happy end et morale de l’histoire

Bref, un bel apprentissage que tout cela, une leçon de vie qui a occasionné quelques remous intérieurs. Et dont j’ai tiré diverses conclusions, dont une inattendue : qui sait si, au final, je n’ai pas été exaucée ?
Souvenez-vous :

Suivre les élans du cœur, se fier à l’intuition, prendre la vie comme elle vient, lâcher prise…
Mes aspirations du moment, trouvaient dans la perspective d’une entrevue avec Marie, une résonance et l’occasion d’être éprouvées.

A travers ces contretemps, la Vie n’a-t-elle pas, avec beaucoup de facétie, répondu à mes attentes ?
Car c’est bien ce qui s’est passé : c’est un élan du cœur, une intuition qui m’a amenée à solliciter Marie. Et c’est dans un lâcher prise, volontaire (au cours de l’interview), puis rendu nécessaire par les circonstances (au gré des problèmes techniques), que j’ai traversé cet épisode…

La démonstration me semble convaincante, ne trouvez-vous pas ?

Que cet article soit l’occasion de remercier officiellement Marie, pour sa compréhension, sa patience, et l’humour dont elle a fait preuve face à cette succession d’imprévus…
Je ne pouvais rêver meilleure partenaire de jeu que cette âme libre, pour m’aventurer dans cet espace de liberté…

Alors voilà. Sans plus tarder, je vous partage cette délicieuse rencontre avec Marie Guibouin, auteur de Caméléon de l’image, Le blog qui fait pétiller la Vie !
ENJOY !


Lettre à toi que personne ne voit

Table de fêteL’ambiance est animée, la joie sur les visages, sourires sur toutes les lèvres… De tous côtés, les conversations fusent… Tous sont heureux d’être là, heureux de partager et de se découvrir des résonances et affinités, aspirations communes qui les font s’exclamer, rire, s’embrasser… Des projets prennent naissance, des rendez-vous sont pris… Ces amitiés naissantes, qui, toujours, laissent heureux et surpris… Et dont tu te sens exclue, spectatrice malgré toi.

Toi, tu les regardes faire.
Immergée dans leur monde et perdue dans le tien.
Ô tu es là bien sûr, mais pourtant tellement loin.
Tu voudrais faire partie de cet esprit de fête,
Mais tu en es partie, tout au moins dans la tête…

C’est familier tout cela, tu le connais par cœur.
A grands coups de courage et d’explorations intimes, tu pensais l’avoir dépassée, cette plongée en abîme.
Ce sentiment amer, qui déferle et revient te cueillir, encore et toujours… Aux pires moments, cela va sans dire.

« Cela va sans dire ».
Et de fait, tu ne dis rien.
Tu assistes à tout cela, sans y prendre ta part.
Avec une pointe d’envie, et une petite voix au fond de toi qui crie : « écoutez-moi aussi, j’ai tant à partager ».
Mais tu te tais.

On ne t’a pas appris à être au centre de l’attention.
« Plus on se fait petit, plus on est digne d’affection », voilà ce qu’on t’a laissé croire.
Et tu l’as cru.

Tant et si bien qu’aujourd’hui tu continues,
Comme un cercle vicieux qu’à contrecœur tu perpétues…
A l’ombre de ceux qui brillent, tu t’effaces et n’existes plus.
Passer inaperçue est un art mineur, où tu te montres à la hauteur.

Tu œuvres en coulisses pendant que d’autres prennent la lumière,
L’enveloppe où tu te glisses est ton refuge et ton enfer.
A qui rends-tu service en gardant sous clé tes éclairs,
De génie, de folie, d’amour…
A quoi bon les taire ?
Tous ces éclats de vie qui voudraient éclore au grand jour.

Car ça fait mal, pas vrai ?
Se voir vaincue d’avance quand mille victoires sommeillent à l’intérieur.
Attendre la délivrance, sans espoir d’une aide extérieure.

Oui ça fait mal.
Ne tente pas de me contredire, car je le sais.
Je connais tout cela, je suis comme toi.
Je connais ta douleur, c’est aussi la mienne.

Alors aujourd’hui c’est à toi que je pense,
Et c’est pour toi que je dépasse ma peur,
La crainte d’être jugée, incomprise ou moquée…
Pour que tu saches,
Quand le courage t’abandonne,

Que tu n’es pas seule.

Si personne ne te voit, moi je sais qui tu es.
Je sais ce que tu vaux, bien plus que tu ne le sais.

Alors je viens te dire,

N’attends de personne, qu’il reconnaisse ton amour.
N’espère pas que l’on confirme ta valeur,
Cesse de croire que ton salut viendra des autres,
Attendre tout cela serait vain.

Mais fais-toi l’amitié, de te traiter avec douceur,
Prends soin de toi-même, de toute la force de ton cœur.
Sache te dire que tu vaux mieux que ce qu’on a pu faire de toi,
Que tu mérites d’être entendue et de laisser porter ta voix…
Apaise tes souffrances, reprends espoir, console-toi…

Et DONNE, donne tout ce que tu peux, au-delà de ce que tu peux.
Ne retiens rien, ouvre tes bras et ton cœur plus grand que toi-même,
Ouvre-les à la vie et suis la vie où elle t’emmène,
Mais surtout AIME.
Sans rien attendre en retour, sans espérer qu’on te comprenne.
Aime comme tu aurais tellement aimé qu’on t’aime.

Aime