J’arrête d’attendre

Jusqu’à quand attendre trop longtemps…

Attendre Longtemps, j’ai attendu d’être « prête ».

Prête comment, prête à quoi,… pour être honnête je ne le sais même pas, mais chaque fois qu’une opportunité m’était offerte ou que l’impulsion du changement venait me dévorer, je trouvais toujours une bonne raison – la meilleure des raisons, l’argument imparable ! -, de remettre à plus tard ces occasions, au prétexte que « ce n’était pas le bon moment ».

Et bien sûr j’y croyais. J’imaginais naïvement qu’il existait, ce « bon moment«  breveté et homologué, parfait sous toutes les coutures, et que c’était lui qui m’attendait quelque part, tapi dans l’ombre, espérant que je sois enfin digne d’en bénéficier. Car il me semblait devoir le mériter, et cette seule pensée – vous le devinez – suffisait à me couper tous mes élans. Comment être à la hauteur d’un tel rendez-vous ?

Bref, « le moment » et moi nous attendions réciproquement, et j’aime autant vous dire qu’à trop s’attendre, on ne fait rien d’autre que perdre son temps.

Car le temps, lui, n’attend pas.
La vie non plus, qui s’impatiente de nous voir souvent si fébriles et si peureux. Alors que c’est toujours la bonne heure pour être heureux.

Combien de temps m’a-t-il fallu pour le comprendre ? Bien trop à mon goût, mais je sais aujourd’hui que l’on peut saisir son bonheur à deux mains, plutôt que de le remettre sans cesse au lendemain.

Saute… et laisse-toi pousser des ailes pendant la chute

Aujourd’hui je sais que si l’on se sent appelé à faire quelque chose, quelle que soit cette chose et aussi infime soit notre élan intérieur, eh bien il faut le faire sans attendre.

Sans attendre que les vents nous soient favorables et que tous les signaux au vert, sans avoir l’assurance qu’au final, tout sera conforme à nos attentes.
Car rien ne se déroulera selon jamais nos plans, de toute façon, alors autant se détendre.

Je ne vous apprendrai rien en disant que la vie passe vite. A toute vitesse même, elle défile… Et pendant que se dénoue la bobine de fil, on tergiverse, on hésite, on s’interdit et on recule, jusqu’à se sentir perdus parmi tous ces méandres.

Les conditions idéales, si toutefois elles existent, ne se présenteront probablement jamais.
Dès lors que veut-on faire ? On peut rester sur le quai à regarder passer les trains, avec à leur bord des gens en route vers leur destin, quitte à les envier, souvent. Ou bien on peut monter à bord du sien en prenant le risque de quelques erreurs d’aiguillage, mais avec confiance et en se réjouissant du voyage.

De manière générale, maintenant est un moment aussi bon qu’un autre, pour entreprendre ce qui nous tient à cœur.

Alors plutôt que de nous répéter sans cesse, « vivement demain », vivons dès à présent.

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